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Samedi 17 octobre 2026 Mis à jour à 22 h 03

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Les médicaments qui perturbent le sommeil et la vigilance

Par charles 2 min de lecture

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De nombreux traitements, bien qu’ils ne ciblent pas directement les mécanismes du sommeil, peuvent en altérer la durée et la qualité. Ces perturbations peuvent se manifester sous forme de difficultés d’endormissement, de réveils nocturnes, de cauchemars ou encore d’une somnolence excessive pendant la journée, augmentant ainsi les risques d’accidents domestiques ou de la route.

Si vous suivez un traitement au long cours et constatez une fatigue importante, il est essentiel de ne pas arrêter ou modifier les doses sans consulter votre médecin. Celui-ci pourra ajuster l’horaire de prise ou envisager une autre molécule, si nécessaire. Voici donc les différents types de médicaments susceptibles de perturber le sommeil et leurs effets secondaires.

Les anxiolytiques

Les anxiolytiques, notamment ceux de la famille des benzodiazépines (lorazépam, diazépam, alprazolam), sont fréquemment prescrits pour traiter l’anxiété. Ils peuvent entraîner une somnolence importante et une faiblesse musculaire, aggravant ainsi un syndrome d’apnée obstructive du sommeil, et sont souvent incompatibles avec la conduite.

Les antidouleurs et anti-inflammatoires

Les opioïdes comme la codéine, la morphine ou le tramadol sont connus pour provoquer somnolence et hypotension, spécialement en cas de surdosage. D’autres analgésiques comme l’ibuprofène et le kétoprofène peuvent également induire de la fatigue, tandis que les corticoïdes par voie orale peuvent causer des insomnies.

Les antidépresseurs

Certaines classes d’antidépresseurs, comme les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, sont associées à des insomnies et des cauchemars qui altèrent la qualité du sommeil. Ils peuvent exacerber aussi un syndrome des jambes sans repos.

Les bêta-bloquants

Prescrits pour traiter l’hypertension ou le glaucome, les bêta-bloquants inhibent la sécrétion de mélatonine, perturbant l’endormissement et favorisant les cauchemars.

Les antidiabétiques

Les antidiabétiques tels que le gliclazide peuvent provoquer des hypoglycémies, entraînant fatigue, faiblesse musculaire et parfois somnolence excessive.

Les antiallergiques

Les antihistaminiques de première génération sont bien connus pour provoquer de la somnolence, et ceux de deuxième génération peuvent également avoir des effets similaires, voire aggraver un syndrome des jambes sans repos.

Les décongestionnants nasaux et autres médicaments

Les décongestionnants comme la diphénhydramine peuvent entraîner étourdissements et somnolence. De nombreux autres médicaments comme ceux contre Parkinson ou les psychostimulants peuvent affecter la qualité du sommeil.

En cas de doute ou de symptômes inattendus, rapprochez-vous de votre médecin ou pharmacien. Ils sauront vous guider et adapter votre traitement afin de préserver votre qualité de vie.

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