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Lupus : pourquoi les symptômes s'améliorent avec l'âge ?

Lupus : pourquoi les symptômes s’améliorent avec l’âge ?

Par charles 2 min de lecture

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Le lupus est une maladie auto-immune dans laquelle le système immunitaire se dérègle et attaque les cellules de l’organisme. Cette réaction s’accompagne notamment d’une suractivation des interférons, des protéines produites pour mobiliser les défenses immunitaires face à une attaque de pathogènes comme les virus ou les bactéries. Dans le cas du lupus systémique, presque tous les organes peuvent être menacés, avec un risque accru de maladies rénales et cardiaques graves.

Des symptômes du lupus qui s’améliorent avec l’âge

Contrairement à d’autres maladies chroniques, le temps ne semblerait pas forcément être un ennemi pour les personnes atteintes de lupus. Au fil des années, les symptômes auraient plutôt tendance à s’atténuer. Une nouvelle étude publiée dans la revue Science Translational Medicine apporte un éclairage possible sur ce phénomène.

En analysant des échantillons de sang de patients de tous âges, les chercheurs ont observé que le vieillissement diminue l’activité de certains gènes immunitaires chez les personnes atteintes de lupus. Cette baisse s’accompagne d’une diminution des interférons et d’autres protéines inflammatoires dans l’organisme.

Moins d’inflammation liée à l’âge chez les patients atteints de lupus

L’étude montre que, chez les adultes en bonne santé, les gènes et protéines associés à l’inflammation augmentent progressivement avec l’âge. Ce mécanisme, appelé inflamm’aging, correspond à l’inflammation liée au vieillissement. En revanche, chez les patients atteints de lupus, l’expression de ces gènes et protéines était anormalement élevée à l’âge mûr, puis diminuait au fil des décennies.

« L’inflamm’aging semblait s’inverser chez les patients atteints de lupus », a expliqué le Dr Chaz Langelier, auteur principal de l’article. Il a toutefois précisé : « Mais il n’était pas totalement inversé. Les patients atteints de lupus présentaient toujours une signalisation inflammatoire plus élevée que les adultes en bonne santé plus âgés ». Cette nuance reste importante pour comprendre l’évolution de la maladie.

Un espoir pour les patients selon leur âge

Cette observation apporte une perspective encourageante pour les malades, car la vingtaine, la trentaine et la quarantaine peuvent être des périodes particulièrement difficiles face à l’évolution du lupus. Selon les chercheurs, la soixantaine pourrait au contraire correspondre à un retour vers un état de santé plus proche de la normale, en dehors d’éventuelles autres pathologies.

L’équipe souhaite désormais vérifier si les traitements qui bloquent les interférons sont plus ou moins efficaces, voire nécessaires, selon l’âge des patients atteints de lupus. Les chercheurs estiment aussi que d’autres maladies liées à l’inflammation pourraient bénéficier de ces nouvelles données.

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