Aller au contenu

Dimanche 18 octobre 2026 Mis à jour à 10 h 32

Lire sans pub

Mayotte : Un risque d’épidémie de choléra après le cyclone Chido

Par charles 2 min de lecture

Garder Discussion

La situation à Mayotte après le cyclone Chido

Trois jours après le terrible cyclone Chido qui a dévasté l’île de Mayotte samedi dernier, la situation reste chaotique. Le bilan humain continue de s’alourdir et les autorités sanitaires craignent désormais le risque de déclenchement d’épidémies.

Une population sans eau potable

Le réseau de distribution d’eau potable et d’assainissement étant hors service, le risque de propagation de bactéries ou de virus reste élevé. Une consommation accrue d’eau sale ou polluée pourrait, à court terme, entraîner des gastro-entérites, des cas de fièvre typhoïde, de leptospirose ou encore le choléra. Les autorités craignent le retour de cette maladie bactérienne grave, alors que la dernière épidémie avait pris fin en juillet dernier.

Ben Issa Ousseni, président du Conseil départemental de Mayotte, a exprimé ses vives inquiétudes lors d’une interview sur le plateau du journal télévisé de Mayotte La 1ère.

Une épidémie de choléra a déjà frappé l’île en 2024

Entre février et juillet 2024, le choléra avait déjà touché plus de 200 personnes à Mayotte. Dès la confirmation du premier cas de choléra sur l’île voisine, les autorités sanitaires de Mayotte avaient pris des décisions drastiques pour éviter une propagation rapide de la maladie, en lançant une campagne de vaccination intensive. Les autorités rappelaient que la consommation d’eau potable et le lavage régulier des mains restent les moyens les plus efficaces pour se protéger contre la transmission du choléra.

Quels sont les symptômes ?

Pour rappel, le choléra est principalement causé par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par la bactérie Vibrio cholerae. La propagation de cette bactérie est facilitée par de mauvaises conditions d’hygiène, le manque d’accès à de l’eau potable et des infrastructures sanitaires insuffisantes. La diarrhée et les vomissements restent les principaux symptômes de la maladie. Faute d’un traitement rapide, le malade se déshydrate progressivement, pouvant entraîner la mort dans la moitié des cas, surtout chez les enfants et les personnes âgées.

Le manque d’eau potable fait également courir un risque majeur de déshydratation, alors que la température extérieure avoisine les 25 à 30 °C sur l’île. Les jeunes enfants, les personnes âgées et les femmes enceintes sont particulièrement à risque.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique Santé

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte