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Oignon et pesticides : un légume toxique rarement lavé

Par charles 2 min de lecture

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Indispensable dans nos cuisines, l’oignon parfume nos plats et s’invite dans de nombreuses recettes du quotidien. Pourtant, il cache un secret bien moins savoureux : il peut absorber les pesticides présents dans le sol, et le lavage traditionnel n’élimine pas forcément ces traces. Cultivé en plein sol, il est en contact direct avec son environnement tout au long de sa croissance, et sa structure interne capte à la fois les nutriments bénéfiques et les pesticides utilisés pour protéger les cultures. Ainsi, contrairement à d’autres légumes, l’oignon n’est pas systématiquement rincé avant sa préparation.

Une menace invisible

Depuis plusieurs années, les recherches pointent les effets délétères des pesticides sur la santé humaine. Selon l’expertise collective de l’Inserm mise à jour en 2021, l’exposition régulière à ces substances chimiques est associée à un risque accru de maladies graves, telles que certains cancers (lymphomes non hodgkiniens, myélome multiple, cancer de la prostate), la maladie de Parkinson ou encore des troubles cognitifs et respiratoires. Les enfants et les femmes enceintes sont particulièrement vulnérables: une exposition prénatale est corrélée à une augmentation des troubles du développement neuropsychologique chez l’enfant, ainsi qu’à des cancers pédiatriques tels que les leucémies. Face à ces constats, limiter son exposition devient un véritable enjeu de santé publique.

Pourquoi l’origine du légume compte

Si les pesticides sont omniprésents, tous les légumes ne se valent pas en termes de contamination. L’enquête d’UFC-Que Choisir, réalisée en 2023 sur 54 oignons, révèle que 20 % des oignons issus de l’agriculture conventionnelle présentent des traces de pesticides, dont 19 % des résidus considérés parmi les plus dangereux pour la santé. Pour près de la moitié des fruits et légumes étudiés, ceux cultivés en France sont moins contaminés que leurs homologues étrangers. Cette différence s’explique par des facteurs tels que des conditions climatiques moins favorables aux ravageurs en France, des pratiques culturales plus encadrées et des réglementations européennes plus strictes sur certaines substances actives. Cependant, certaines productions françaises comme les pêches ou les cerises ont présenté des niveaux de contamination élevés lors des contrôles sanitaires. Pour limiter l’exposition globale aux pesticides des oignons, privilégiez l’agriculture biologique, choisissez des produits d’origine française aussi souvent que possible, épluchez la première couche et variez vos sources d’approvisionnement.

  • Privilégier l’agriculture biologique
  • Choisir des oignons d’origine française
  • Éplucher la première couche
  • Varier les sources d’approvisionnement

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