Aller au contenu

Dimanche 18 octobre 2026 Mis à jour à 23 h 35

Lire sans pub

Ozempic et Mounjaro : une nouvelle approche pour traiter les addictions

Par charles 2 min de lecture

Garder Discussion

Ozempic et Mounjaro : de nouveaux alliés contre les dépendances ?

Alors que le médicament Ozempic, destiné aux personnes diabétiques, est au cœur de nombreuses polémiques en raison de son détournement par de nombreux individus pour maigrir, il pourrait également aider dans le traitement d’autres maladies. Une nouvelle étude parue dans la revue Addiction suggère que les médicaments Ozempic et Mounjaro, utilisés pour traiter l’obésité, pourraient être efficaces pour aider les personnes dépendantes aux opioïdes et/ou à l’alcool dans la prise en charge de leur addiction.

Étude et résultats prometteurs

Les chercheurs ont examiné 817 309 personnes ayant des antécédents de troubles liés à la consommation d’alcool. Parmi eux, 5 621 avaient été prescrits un peptide-1 de type glucagon (GLP-1 RA) comme Ozempic ou des polypeptides insulinotropes dépendants du glucose (GIP) comme Mounjaro. Ils ont observé que ceux souffrant de troubles liés à la consommation d’alcool et prenant ces médicaments présentaient un taux d’intoxication alcoolique inférieur de 50%.

Un traitement potentiel contre l’addiction

Les chercheurs ont également suivi 503 747 individus avec des antécédents d’addiction aux opioïdes, dont 8 103 avaient été prescrits un GLP-1 RA ou GIP. Les résultats montrent que ceux avec une ordonnance de GLP-1 RA ou GIP avaient une consommation d’overdose d’opioïdes inférieure de 40%. Les scientifiques pensent que ces médicaments pourraient réduire les dépendances en impactant non seulement l’appétit, mais également les zones du cerveau qui sont impliquées dans l’addiction.

Une recherche en pleine évolution

Ces résultats indiquent qu’ils devraient être étudiés comme une nouvelle option de traitement pharmacothérapeutique. Randy Seeley, spécialiste de l’obésité à l’Université du Michigan, a déclaré que nous sommes dans une phase où les médicaments à base de GLP-1 sont considérés comme des remèdes potentiels pour diverses maladies.

Un problème de santé publique

En France, environ 1,5 million de personnes seraient alcoolodépendantes et 2,5 millions auraient une consommation à risque, affectant 14 % des hommes et 5 % des femmes. Pour ce qui est des opioïdes, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) avait mis en garde contre les risques de dépendance due à la surconsommation des médicaments contenant des opiacés, soulignant une augmentation des hospitalisations liées de 176 % entre 2000 et 2017.

Cet article vous a-t-il aidé à comprendre ?

Connectez-vous pour donner votre avis : il aide la rédaction à savoir ce qui reste à expliquer.

Abonnement One Media

Lisez One Media sans publicité

Formule

Aucune publicité sur votre compte, votre carte de lecteur numérotée à votre nom, résiliable à tout moment.

Toutes les formules, dont l’annuel avec 2 mois offerts

Discussion

Soyez le premier à réagir. Un compte gratuit suffit ; le premier message est relu avant publication.

Se connecter Créer un compte

À lire ensuite

Toute la rubrique Santé

Explorer

Chargement des rubriques…

Votre compte

Créez un compte gratuit pour garder des articles, suivre des rubriques, retrouver votre historique et participer aux débats.

Se connecter Créer un compte