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Samedi 17 octobre 2026 Mis à jour à 15 h 03

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Pourquoi gratter une démangeaison peut sembler agréable

Par charles 2 min de lecture

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Pourquoi est-ce si bon de se gratter ?

Des chercheurs de l’Université de Pittsburgh ont voulu comprendre pourquoi le fait de gratter une éruption cutanée est si agréable malgré ses effets néfastes sur le corps. Leur étude, publiée dans la revue Science, a révélé un paradoxe intéressant.

Le paradoxe du grattage

Bien que gratter une zone sujette à des démangeaisons soit souvent déconseillé, cela peut aggraver la lésion. Daniel Kaplan, professeur de dermatologie et d’immunologie, s’est interrogé sur ce paradoxe : « Si gratter une démangeaison est mauvais pour nous, pourquoi est-ce si bon ? »

La réponse réside dans une hormone bien connue. En effet, le frottement crée une légère douleur qui distrait le cerveau des démangeaisons, entraînant la libération de sérotonine, également connue comme l’hormone du bien-être. Mais il semble qu’il y ait d’autres bénéfices.

Les expériences sur les souris

Pour mener à bien leur recherche, l’équipe du Dr Kaplan a provoqué une dermatite irritative de contact sur les oreilles de souris, en les divisant en deux groupes. L’un pouvait gratter, tandis que l’autre en était empêché.

  • Chez les souris qui se grattaient, il a été observé une inflammation plus importante, avec des oreilles enflées et remplies de neutrophiles, qui sont des globules blancs jouant un rôle dans la défense de l’organisme.
  • À l’inverse, les souris qui ne pouvaient pas se gratter présentaient moins d’inflammation et de gonflement, confirmant que le grattage aggravait la condition cutanée.

Les mastocytes et leur rôle

Chez les souris capables de se gratter, une substance chimique appelée substance P a été observée, activant ainsi des cellules immunitaires appelées mastocytes. Ces cellules libèrent des produits chimiques, y compris l’histamine, qui engendre des inflammations.

Malgré leur effet incommodant, les mastocytes ont également des fonctions protectrices, notamment contre les bactéries et autres agents pathogènes. En fait, les chercheurs ont observé que le grattage diminuait la présence de Staphylococcus aureus, une bactérie souvent responsable d’infections cutanées.

Vers de nouveaux traitements

Cette recherche pousse le Dr Kaplan et son équipe à envisager de nouveaux traitements pour traiter diverses affections cutanées inflammatoires comme la dermatite, l’eczéma, la rosacée et l’urticaire.

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