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Samedi 17 octobre 2026 Mis à jour à 15 h 03

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Pourquoi les crises d’asthme et cardiaques sont plus fréquentes le matin

Par charles 1 min de lecture

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Une étude israélienne sur les crises matinales

Pourquoi les premières heures de la journée sont-elles celles où surviennent le plus souvent les crises d’asthme et d’autres problèmes cardiaques ? C’est pour tenter d’y répondre que des chercheurs israéliens ont mené une étude dont les résultats sont publiés dans la revue Cell Metabolism.

L’horloge circadienne et notre santé

L’équipe de recherche a découvert qu’un élément clé de notre horloge circadienne régule également la réponse de notre organisme au manque d’oxygène. Cette horloge moléculaire interne, présente dans chaque cellule, subit des modifications durant le jour et la nuit, ce qui pourrait influencer l’apparition de maladies liées aux variations d’oxygène dans notre corps.

Le facteur HIF-1α et son rôle

Le prix Nobel de médecine de 2019 a été attribué à trois chercheurs pour leur découverte du facteur inductible par l’hypoxie (HIF-1α), qui détermine comment chaque cellule réagit au manque d’oxygène. En présence d’oxygène en quantité suffisante, ce facteur est instable, mais il se stabilise en cas de manque d’oxygène, s’accumulant et activant des gènes essentiels à la survie.

La découverte de la protéine BMAL1

Les résultats de l’étude, menée chez la souris, révèlent que la protéine BMAL1, élément clé de nos horloges circadiennes, joue également un rôle crucial. Cette protéine est nécessaire pour stabiliser et activer HIF-1α, ce qui permet à l’organisme de mieux gérer les situations d’hypoxie. Ces découvertes pourraient expliquer pourquoi la réponse de l’organisme au manque d’oxygène et la capacité à faire face aux pathologies fluctueraient au fil du temps.

Une hypothèse à valider chez l’humain

Gad Asher, coauteur de l’étude, a déclaré : « Le mécanisme que nous avons découvert, qui combine HIF-1α et BMAL-1, est sans doute fondamental pour comprendre comment les mammifères réagissent au manque d’oxygène ». Bien que ces découvertes soient prometteuses, elles doivent encore être vérifiées chez l’espèce humaine, ce qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles options thérapeutiques, notamment pour des pathologies comme le syndrome hépatopulmonaire.

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