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Remboursement des protections menstruelles : le gouvernement sous pression

Par Sara 1 min de lecture France

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En 2023, le gouvernement d’Élisabeth Borne avait promis la mise en place du remboursement des protections hygiéniques réutilisables pour les jeunes de moins de 26 ans. Deux ans après cette annonce, le décret d’application n’est toujours pas en vigueur, et la pression monte pour que cette promesse soit tenue.

Le rappel d’Elia au gouvernement

La société française Elia, qui commercialise des culottes menstruelles, a récemment interpellé le Premier ministre. Les cofondatrices de l’entreprise ont adressé une lettre à François Bayrou, dont le contenu a été révélé par France Inter. Dans cette correspondance, elles soulignent l’importance de l’application de la réforme promise.

Un délai qui s’éternise

Le gouvernement avait annoncé, en 2023, le remboursement des protections menstruelles réutilisables, notamment les coupes menstruelles et les culottes menstruelles, pour les jeunes et les bénéficiaires de la protection complémentaire santé. Cependant, deux ans plus tard, aucune mesure concrète n’a été mise en place. En mai dernier, une nouvelle promesse avait été faite, mais le secteur reste sceptique.

Les fondatrices d’Elia affirment que « reporter encore la mise en œuvre de cette réforme, sous prétexte des contraintes budgétaires, serait renoncer à hiérarchiser les priorités ».

La précarité menstruelle en France

La précarité menstruelle affecte la santé et l’insertion sociale des jeunes femmes. Marion Goilav, cofondatrice d’Elia, rappelle que quatre millions de femmes en France vivent dans cette situation et doivent utiliser des produits inadaptés pendant leurs règles. « Y renoncer aujourd’hui reviendrait à rompre un engagement symbolique de justice et de dignité », ajoute-t-elle.

Une solution écologique et économique

Les coupes menstruelles et les culottes menstruelles gagnent en popularité, notamment auprès des jeunes femmes, en raison de leurs avantages écologiques et de leur composition saine. Cependant, le coût, d’environ 30 euros par culotte, demeure un obstacle. Le flou persiste quant aux modalités de remboursement et aux normes de qualité qui seront appliquées.

Les professionnels du secteur, représentant une trentaine de sociétés, s’inquiètent des incertitudes persistantes. Selon des estimations d’associations de lutte contre la précarité menstruelle, le coût annuel du remboursement de ces produits pourrait atteindre 150 millions d’euros.

20 Minutes
Ouest-France

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