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Retarder l'âge du premier smartphone pour le bien-être des adolescents

Retarder l’âge du premier smartphone pour le bien-être des adolescents

Par charles 2 min de lecture

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Éloigner nos adolescents des écrans, et notamment des smartphones, demeure un défi majeur. Si l’on parle de protéger leur santé mentale et leurs apprentissages en limitant l’accès, il est difficile de se passer de cet outil de communication devenu central dans le quotidien des jeunes.

Les risques avant l’âge de 13 ans

Pourtant, mieux vaudrait retarder au maximum l’âge auquel les jeunes adolescents acquièrent leur premier smartphone. Une étude publiée le 20 juillet 2025, menée auprès de plus de 100 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans, issus de cultures et de groupes linguistiques divers à travers le monde, révèle que ceux qui ont reçu leur premier smartphone à 12 ans ou avant présentent une santé mentale et un bien-être moins favorables à l’entrée dans l’âge adulte, par rapport à une acquisition plus tardive.

Les chercheurs notent notamment que ces jeunes présentent davantage de pensées suicidaires, d’agressivité, un détachement vis-à-vis de la réalité, une régulation émotionnelle plus faible et une estime de soi plus basse.

Sans surprise, les données montrent que les effets d’un jeune âge pour obtenir un smartphone sont liés à un accès précoce aux réseaux sociaux et s’accompagnent d’un risque accru de cyberintimidation, de troubles du sommeil et de difficultés relationnelles au sein de la famille à l’âge adulte.

Un appel à la mise en place d’actions urgentes et coercitives

« Sur la base de ces résultats, et alors que l’âge des premiers smartphones est désormais bien inférieur à 13 ans dans le monde entier, nous exhortons les décideurs politiques à adopter une approche de précaution, similaire à la réglementation sur l’alcool et le tabac, en limitant l’accès aux smartphones pour les moins de 13 ans, en rendant obligatoire l’éducation à la littératie numérique et en renforçant la responsabilité des entreprises », a martelé le Dr Tara Thiagarajan, neuroscientifique et coauteure de l’étude.

Les scientifiques recommandent quatre domaines d’action clés :

  • instaurer des cours obligatoires sur l’usage du numérique et la santé mentale
  • renforcer l’identification active des violations de l’âge sur les réseaux sociaux et garantir des conséquences significatives pour les entreprises qui ne se mettent pas en conformité
  • restreindre l’accès aux plateformes de réseaux sociaux
  • mettre en œuvre des restrictions d’accès graduées pour les smartphones

Les scientifiques soulignent que ces mesures ne sont pas impossibles à mettre en place, puisque de telles restrictions existent déjà dans de nombreux pays concernant l’accès des mineurs à l’alcool, au tabac, ou même à la pornographie, à l’instar de la France, où de grands sites pornographiques ne sont plus disponibles du fait qu’ils refusent de mettre en place une vérification de l’âge pour protéger les mineurs.

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