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Risques accrus de lésions oculaires avec Ozempic chez les diabétiques

Par charles 2 min de lecture

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Des études alarmantes sur le sémaglutide

Publiées le 11 décembre, ces nouvelles études indépendantes de l’Université du Danemark du Sud (SDU), en collaboration avec l’Institut norvégien de santé publique, concluent que les patients atteints de diabète de type 2 traités avec le médicament Ozempic présentent un risque accru de développer des lésions du nerf optique de l’œil. « Les deux études sont basées sur des registres danois et sont les plus importantes au monde », souligne l’université danoise.

Un risque d’une perte grave et permanente de vision

Pour mener leurs recherches, les chercheurs danois ont examiné les données de 424.152 Danois atteints de diabète de type 2. Selon les scientifiques, la prise de sémaglutide, la substance active dans l’Ozempic, serait plus dangereuse qu’un autre médicament équivalent, doublant ainsi le risque de développer une neuropathie optique ischémique antérieure non artéritique.

Cette affection est décrite comme une lésion du nerf optique causée par un arrêt soudain de la circulation sanguine, pouvant entraîner une perte de vision grave et permanente, explique Jakob Grauslund, professeur spécialiste des maladies oculaires au sein de l’université.

Deux études aux méthodes différentes mais résultats similaires

Bien que menées en Norvège et au Danemark avec des méthodes différentes, les études aboutissent à des résultats similaires quant aux effets secondaires de ce médicament. Les chercheurs précisent que le risque de développer cette maladie reste faible (environ 0,2 cas pour 1.000 patients par an), mais ils appellent à la vigilance et recommandent des consultations médicales régulières pour ajuster le traitement en fonction des risques.

Depuis l’arrivée d’Ozempic en 2018, les médecins ont remarqué une augmentation des cas de NAION au Danemark. Les autorités sanitaires danoises et internationales ont été informées de ces résultats, et des ajustements de traitement pourraient être envisagés pour les patients concernés.

D’autres effets secondaires possibles

De plus, une étude d’octobre 2023 menée par des chercheurs de l’Université de la Colombie-Britannique au Canada a montré que les agonistes du GLP-1, dont fait partie Ozempic, sont associés à un risque accru de pancréatite.

Le risque est également augmenté pour des conditions telles que l’occlusion intestinale et la gastroparésie, entraînant des symptômes tels que douleurs abdominales, nausées et vomissements, pouvant nécessiter une hospitalisation.

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