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Un test de 10 euros, non remboursé par l’Assurance maladie
Alors qu’une campagne de vaccination contre la grippe saisonnière et le Covid est lancée depuis le 15 octobre dernier, le groupe français AAZ a commercialisé ce mercredi 27 novembre un triple autotest. Disponible en pharmacie, il permettrait de se tester pour les virus du Covid-19, de la grippe mais aussi de la bronchiolite, trois maladies respiratoires courantes.
C’est l’entreprise elle-même qui recommande aux pharmacies de vendre son autotest autour de 10 euros, qui, comme l’autotest pour le Covid-19, n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.
Un autotest similaire au PCR et antigénique fiable « à 100 % »
Appelé « All in triplex », le test est accessible aux adultes comme aux enfants et fonctionne, comme le test PCR ou antigénique du Covid-19, c’est-à-dire qu’il est nasopharyngé, à la différence qu’il s’insère moins profondément. Il s’agit là aussi d’une petite éponge fixée au bout d’un tube à insérer « environ 1 à 2 cm » dans les deux narines, précise un tutoriel vidéo partagé par l’entreprise AAZ.
Après avoir tourné l’embout durant une quinzaine de secondes dans la narine, il faut ensuite plonger le tube dans un récipient puis attendre le résultat qui se présente via trois bandelettes de couleurs différentes correspondant aux trois types de virus. S’il est négatif, une seule bande s’affiche; s’il est positif, il y en a deux. Le fabricant vante une fiabilité « proche de 100 % ». Plus précisément, 100 % de chances d’être négatif si la personne testée n’a pas été infectée, et 90 % de chances de donner un résultat positif si la personne testée est porteuse d’un virus.
La Haute Autorité de santé est prudente
Après deux études menées dans les hôpitaux de Monaco, Orléans ou encore Bondy, la Haute Autorité de santé a constaté des « niveaux de sensibilité nettement inférieurs à ceux affichés sur la notice ». De quoi obliger l’Agence à rester prudente quant à la fiabilité de ce test. C’est pourquoi elle a annoncé se lancer dans « une enquête d’envergure nationale durant l’hiver 2025-2026 » pour évaluer son utilité et son efficacité, a précisé un article du Parisien.