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Un homme hoquet pendant 730 jours à cause d’une maladie chronique

Par charles 2 min de lecture

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Avoir le hoquet n’est jamais agréable. Imaginez maintenant le conserver pendant 730 jours. C’est la mésaventure qu’a vécue un homme de 93 ans admis dans un hôpital libanais pour un hoquet persistant. Ce cas rare a été publié par des médecins dans la revue scientifique Journal of Medical Case Reports le 6 mars 2025.

Un taux anormalement élevé d’éosinophiles dans le bilan sanguin

Lors de l’entretien médical, l’équipe soignante a découvert que le patient souffrait de crises régulières de hoquet depuis deux ans. « À l’examen clinique, il ne présente aucune dysphagie (trouble de la déglutition), odynophagie, impaction alimentaire, brûlures d’estomac, vomissements ni perte de poids. L’examen physique était normal », indiquent les médecins.

Plusieurs traitements avaient déjà été essayés, notamment des inhibiteurs de la pompe à protons, de la chlorpromazine et du baclofène, mais sans succès.

Un bilan sanguin a révélé un taux anormalement élevé d’éosinophiles, ces globules blancs jouant un rôle clé dans la réponse immunitaire aux infections parasitaires et aux réactions allergiques. « Compte tenu de la numération élevée des éosinophiles périphériques, des biopsies de l’œsophage moyen et distal ont été réalisées. Elles ont montré une infiltration éosinophilique d’environ 15 éosinophiles par champ à fort grossissement, ce qui oriente vers un diagnostic d’œsophagite à éosinophiles », précisent les spécialistes.

Un traitement spécifique pour une inflammation chronique

La biopsie a permis de confirmer que le patient souffrait d’une œsophagite à éosinophiles (OeE), une inflammation chronique de l’œsophage. Habituellement, cette pathologie provoque vomissements, difficulté à avaler, troubles alimentaires et douleurs abdominales.

Le patient a d’abord reçu un traitement associant un inhibiteur de la pompe à protons deux fois par jour et du baclofène. Bien qu’une amélioration partielle ait été constatée, le hoquet réfractaire est réapparu. Les médecins ont alors prescrit du budésonide topique à 2 mg deux fois par jour, à prendre 30 minutes avant les repas.

Cette nouvelle thérapie a permis une diminution progressive des épisodes de hoquet, qui ont complètement disparu en une semaine. Une prise de sang de contrôle a également montré une baisse du taux d’éosinophiles jusqu’à 10 %.

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