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Valérie Lemercier raconte son hospitalisation en psychiatrie

Par charles 2 min de lecture

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Valérie Lemercier dévoile son hospitalisation en psychiatrie

Valérie Lemercier, actrice et réalisatrice française reconnue pour son humour et sa polyvalence artistique, s’est confiée récemment dans l’émission Le Portrait de la semaine diffusée sur Sept à Huit. À l’occasion de la sortie de son film Aimons-nous vivants prévue le 16 avril, la comédienne de 61 ans est revenue sur une période difficile de sa vie : son hospitalisation à l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne, à Paris, alors qu’elle n’avait que 23 ans.

Si Valérie Lemercier a toujours su insuffler la joie et le rire autour d’elle, notamment pour contrebalancer la dépression de sa mère, elle n’a pas échappé à ses propres combats intérieurs.

Un refuge nécessaire face à la dépression

Issue d’une famille où la dépression maternelle pesait lourd, Valérie Lemercier a adopté le rire comme un mécanisme de survie. Elle déclare : « Je mets le rire au-dessus de tout. De tout ce que j’ai pu faire, ce sont quand même les trucs drôles qui me semblent les plus intéressants, qui valent le coup. »

Après des études de théâtre au conservatoire de Rouen, son arrivée à Paris est marquée par une série de petits emplois peu épanouissants. Cette période sombre l’a conduite à sombrer dans une profonde dépression. Consciente de son état, elle a pris la décision de se faire hospitaliser volontairement à Sainte-Anne.

« Je n’étais pas très bien, j’ai été cueillie par une très grosse dépression. J’y suis allée avec ma valise et on m’a prise », confie-t-elle.

Une étape salvatrice

Selon Valérie Lemercier, cette hospitalisation a été un tournant crucial. Face à Audrey Crespo-Mara, elle raconte combien cette décision lui a véritablement sauvé la vie.

Elle explique : « Je faisais plein de petits boulots, mais je ne faisais pas celui que j’avais choisi. C’était abyssal. On ne peut plus marcher. Ils m’ont prise au sérieux et ils m’ont gardée. »

Elle est restée environ un mois et demi dans ce service psychiatrique, une expérience qu’elle évoque avec un recul de près de quarante ans.

Se reconstruire en s’occupant les mains

Avec le temps, l’actrice a découvert qu’occuper ses mains avec des activités manuelles lui permettait de mieux gérer ses périodes de mal-être. Le dessin, qu’elle pratique depuis longtemps, est devenu un refuge, tout comme la création d’histoires qui l’aident à s’évader mentalement.

Elle avoue avec humour : « Si je vais mal, donnez-moi du linge à repasser. Une pile de linge, un bon fer, et quand j’ai fini ma pile, je suis contente. Il y a toujours un peu de repassage à faire quand ça ne va pas. »

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