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Une douleur diffuse dans le crâne ou la sensation désagréable d’avoir la tête prise dans un étau… Parfois intenses, les maux de tête (ou céphalées) peuvent être handicapants.
Ils ne doivent néanmoins pas être confondus avec les migraines, pour lesquelles un traitement de fond peut s’avérer nécessaire.
Les causes alimentaires des céphalées
« Dans le cas des migraines d’origine hormonale ou bien ophtalmique, l’alimentation ne pourra pas vraiment aider », indique Marjorie Crémadès, diététicienne-nutritionniste.
« En revanche, certains maux de tête peuvent être évités en adaptant le contenu de son assiette. »
Déshydratation et hypoglycémie
Les causes alimentaires des céphalées sont multiples, la plus courante étant la déshydratation. « Elle survient lorsque l’on oublie de boire suffisamment ou en cas d’insolation, et peut générer d’importants maux de tête, » pointe la spécialiste.
L’hypoglycémie est également une cause fréquente de céphalées, tout comme la fatigue.
Rôle de l’hyperperméabilité intestinale
Une autre responsable est l’hyperperméabilité intestinale. « Une muqueuse intestinale fragilisée ne remplit plus son rôle et laisse passer dans le sang certaines substances qui ne devraient pas la franchir, » explique la nutritionniste.
Il en résulte un cercle vicieux, l’hyperperméabilité générant des intolérances alimentaires et vice versa.
Alerte aux aliments riches en histamine
La consommation d’aliments riches en histamine peut également réduire la tolérance aux FODMAPs et influencer l’apparition de maux de tête. « En cas d’insuffisance en DAO, on peut avoir des réactions d’intolérance : rougeurs et céphalées, » insiste la spécialiste.
Conseils pour diminuer les maux de tête
Lorsque les céphalées sont dues à la déshydratation
Il est recommandé de réduire la consommation de thé ou de café, et de privilégier l’eau (au moins 1,5 litre par jour), les tisanes et le kéfir de fruits.
En cas d’hypoglycémie
Rééquilibrer son alimentation en limitant les grignotages et les repas à index glycémique (IG) haut est conseillé.
Pour les intolérances à l’histamine
Il est préférable de limiter la consommation d’espadon, de thon, de crevettes et d’aliments fermentés.
Conclusion
Notre experte : Marjorie Crémadès, diététicienne-nutritionniste en région bordelaise.