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La récente élection du pape Léon XIV a suscité de nombreuses réactions à travers le monde politique. Parmi elles, celle d’Alexis Corbière, figure emblématique de La France Insoumise (LFI), a particulièrement retenu l’attention, notamment pour son ton critique et sa comparaison inattendue entre le Vatican et son propre mouvement politique.
Une réaction singulière à l’élection papale
Alors que la quasi-totalité des responsables politiques français et internationaux ont salué l’avènement du nouveau pape américain Robert Prevost, renommé Léon XIV, Alexis Corbière a choisi une toute autre posture. Dès le jeudi 8 mai, sur le réseau social X, il annonçait l’annulation de sa participation à une émission prévue sur France Info, juste après l’apparition de la fumée blanche annonçant le nouveau souverain pontife.
Cette décision a surpris, d’autant plus qu’elle était accompagnée d’une remarque acerbe mettant en cause la démocratie au sein de La France Insoumise, qu’il juge moins démocratique que le Vatican. Cette comparaison, ironique et provocante, a fait grand bruit dans les milieux politiques et médiatiques.
Le Vatican plus démocratique que LFI ?
Alexis Corbière n’a pas explicitement détaillé son propos, mais sous-entend que la gouvernance interne de LFI souffrirait d’un déficit démocratique, à l’inverse de l’Église catholique romaine qui, par la convocation du conclave pour élire le pape, représente pour lui un modèle de démocratie — certes très particulière et millénaire.
Cette critique fait écho à des débats anciens sur le fonctionnement des partis politiques en France, souvent accusés de centralisation excessive et de manque de transparence. Corbière, proche de Jean-Luc Mélenchon, semble ainsi interpeller sa propre famille politique sur la nécessité d’un fonctionnement plus ouvert et participatif.
Les réactions dans le paysage politique français
Dans un contexte marqué par la montée des tensions politiques et sociales, la remarque d’Alexis Corbière a relancé le débat sur la démocratie interne des formations politiques en France. Le contraste avec la mise en place du nouveau pape, salué internationalement, a servi de déclencheur à cette réflexion.
D’autres représentants de La France Insoumise n’ont pas tardé à s’exprimer, certains relativisant la comparaison, d’autres regrettant l’impact négatif de ce genre de propos sur l’image du mouvement. La question de la démocratie dans les partis reste plus que jamais d’actualité alors que s’approchent de nouvelles échéances électorales importantes.
Image marquante de l’événement
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Alexis Corbière n’a réagi à l’élection du nouveau pape qu’en annonçant, sur X, jeudi 8 mai, l’annulation de son invitation sur France Info prévue juste après l’apparition de la fumée blanche. (Julien de Rosa/AFP)