Au Honduras, le dépouillement de la présidentielle se poursuit alors que Salvador Nasralla accuse son rival Nasry Asfura d’un vol du scrutin, soutenu par Donald Trump. Le Conseil national électoral (CNE) indique qu’environ 99% des bulletins ont été dépouillés, mais que 2 749 procès-verbaux présentent des incohérences. Nasralla réclame un recompte bulletin par bulletin et affirme qu’un schéma de fraude s’est dessiné autour d’un manque de reconnaissance biométrique. Le parquet général a annoncé qu’Interpol avait été sollicité en lien avec d’autres procédures entourant l’ancien président Juan Orlando Hernandez, gracié par Trump.
Honduras: Nasralla dénonce le vol et réclame le recompte bulletin par bulletin
Nasralla a déclaré « C’est du vol », sur X, dénonçant une manipulation du système informatique lors du dépouillement qui s’est prolongé après une semaine de contretemps et d’interruptions. À 98 % de dépouillement, Asfura, homme d’affaires de 67 ans et soutenu par le Parti national, est crédité d’environ 40,57 % des voix tandis que Nasralla en recueille environ 39,10 %, selon le CNE.
Le candidat du PL affirme que son parti détenait une avance d’environ 20 % et réclame un recompte bulletin par bulletin des procès-verbaux, qu’il décrit comme révélant un schéma de fraude et l’absence de reconnaissance biométrique. Le CNE précise que des incohérences restent à vérifier et que la loi lui donne jusqu’au 30 décembre pour déclarer un vainqueur.
La présidente du CNE, Ana Paola Hall, a indiqué que des mesures techniques nécessaires, accompagnées d’un audit externe, avaient été prises pour régulariser la situation.

Plus d’une semaine après le scrutin du 30 novembre, 2 749 procès-verbaux présentent des incohérences et restent à vérifier, représentant environ 14,5 % des votes valides, selon le CNE. La loi fixe au 30 décembre la date limite pour déclarer un vainqueur.

Réactions officielles et cadre procédural
L’administration Trump a assuré lundi que le scrutin avait été intègre et qu’il n’y avait « aucune preuve crédible » justifiant son annulation.
La présidente du CNE, Ana Paola Hall, a précisé sur X que des mesures techniques nécessaires, accompagnées d’un audit externe, avaient été prises pour régulariser la situation.
Le parti Libre a réclamé dimanche une « annulation totale » des élections, invoquant une ingérence des États‑Unis et appelant à des mobilisations et grèves.
Le parquet général a demandé à Interpol d’arrêter l’ancien président Juan Orlando Hernandez, et le CNE a évoqué des problèmes techniques dans l’entreprise privée chargée de la transmission des résultats qui ont provoqué les suspensions du dépouillement.
Les observateurs de l’Organisation des États américains (OEA) avaient appelé à une accélération du dépouillement après leur visite dans ce pays d’environ 10 millions d’habitants.