Le président américain a renouvelé ses menaces concernant le Groenland, affirmant que le Danemark ne peut pas s’en occuper et que les États-Unis en auraient besoin pour assurer leur sécurité. Face à cette offensive verbale, la France exprime sa solidarité avec le Danemark, selon le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascal Confavreux, lundi 5 janvier.
Donald Trump avait évoqué ses vues sur le Groenland auparavant et, lors d’un déplacement, a répété dimanche qu’il estimait que le Groenland était nécessaire à la sécurité américaine. Il a insisté sur le fait que le Groenland est entouré de navires russes et chinois et que le Danemark ne peut pas s’en charger seul. Le Premier ministre danois Mette Frederiksen a réaffirmé que le Groenland n’était pas à vendre.

Le porte-parole a ajouté que « les frontières ne peuvent pas être modifiées par la force ou par la menace de l’emploi de la force ». Il a aussi salué le fait que la France et ses partenaires européens restent vigilants face à ces propos et que leur position est « unique et complémentaire » à celle du Danemark. Sur la crise au Venezuela, Confavreux a estimé que la méthode menée par les États-Unis contre Nicolás Maduro contredit le droit international et marque, selon lui, un retour à la loi du plus fort.
La France affirme une position commune sur cette situation, tandis que la gauche a reproché au président Emmanuel Macron de ne pas condamner l’opération américaine. Cette réponse s’inscrit dans le cadre d’une solidarité européenne avec le Danemark et du respect du droit international.