Amélie de Montchalin a déclaré ce jeudi 8 janvier qu’elle n’excluait rien qui puisse donner à la fin un budget aux Français, lorsqu’on l’interrogeait sur une éventuelle utilisation de l’article 49-3. Cette position s’inscrit dans un contexte où le gouvernement cherche un accord budgétaire avec les députés et prépare les discussions autour du budget 2026. Les échanges, qui s’inscrivent dans une série de contacts avec le Parlement, montrent que les semaines à venir seront déterminantes pour le calendrier budgétaire et pour l’équilibre entre les partis.
Déclarations et cadre du 49-3
Selon RTL, la ministre a déclaré : « Je n’exclus rien qui puisse donner un budget à la France ». Elle a ajouté que les méthodes d’adoption du budget dépendent du gouvernement et qu’il existe des voies autres que le vote si le vote n’est pas possible. La précision survient au moment où le gouvernement indique qu’un accord politique est nécessaire et où la phrase « La méthode d’adoption du budget, ça dépend du gouvernement (et) en effet il y a des méthodes autres que le vote si le vote n’est pas possible » est évoquée pour expliquer le cadre procédural.
La même source rappelle qu’une réunion mardi à Bercy, avec des députés du bloc central et du PS, a duré quatre heures et demie et que le texte de l’accord potentiel prendra en compte les concessions de chacun. « Si il n’y a pas d’accord politique, il n’y aura pas de budget », a-t-elle résumé dans le cadre des discussions.

Calendrier et enjeux budgétaires
Le calendrier budgétaire demeure un point central: les travaux à l’Assemblée nationale pour la deuxième lecture du budget commencent ce jeudi en commission des Finances, avec un examen en séance prévu la semaine suivante. Le gouvernement affirme qu’un budget fin janvier reste possible si un accord politique suffisamment solide est trouvé et que le bloc central demeure uni derrière le gouvernement.
Le recours éventuel à l’article 49-3 de la Constitution est évoqué comme option, mais sa mise en œuvre dépendra du consensus politique et du calcul des motions de censure potentielles.
