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Le budget 2026 occupe l’Assemblée alors que Sébastien Lecornu affronte deux motions de censure déposées après l’activation de l’article 49.3 sur la partie recettes du texte. Le Gouvernement vise à faire passer le reste du projet sans vote formel, mais les oppositions se mobilisent, et des votes sont attendus vendredi. La partie dépense et l’ensemble du budget restent à traiter, et les détails du texte alimentent un bras de fer entre les formations sur le pouvoir d’achat et les choix budgétaires. Le calendrier parlementaire est serré et la survie du budget dépend de l’issue des motions et des soutiens qui restent fragiles.
Budget 2026 : Lecornu face à deux motions de censure et au 49.3 ce vendredi
Le Premier ministre a engagé mardi la responsabilité du gouvernement sur la première partie du texte, dite recettes, ce qui déclenche deux motions de censure immédiates. Celles-ci proviennent du Rassemblement national et de son allié ciottiste UDR d’une part, et de La France insoumise, des écologistes et des communistes d’autre part. Selon les observateurs, ni l’une ni l’autre motion ne devrait passer en l’état, le PS et LR indiquant qu’ils ne les voteraient pas.

Au terme des débats, les lectures orchestrées par le gouvernement visent à respecter les délais internes tout en faisant passer le texte sur la partie recettes avant d’aborder les dépenses et le reste du projet. Les deux motions, déposées par l’opposition et leurs alliés, pourraient être rejetées, mais leur dépôt a déjà conditionné le calendrier et les usages du 49.3.
Réactions et imputations: le point sur les positions des camps
Engagé dans une négociation depuis l’automne, le Parti socialiste se félicite d’avoir obtenu des « avancées », tout en regrettant l’usage du 49.3 et en estimant que ce choix était « la moins mauvaise » des solutions, faute de majorité. Dans sa motion, la gauche accuse le Premier ministre de « renie(r) sa propre parole » et de mettre en œuvre des « coupes budgétaires d’un niveau inégalé » pour atteindre l’objectif de 5 % de déficit qu’il s’est fixé.
Le texte précise aussi que « Moins mauvaise » des solutions a été choisie par le PS malgré les objections, et que les mesures du budget présentées comme des compromis ne suffisent pas à corriger les écarts de pouvoir d’achat. Le RN et l’UDR dénoncent eux aussi le « reniement de la parole » du Premier ministre et estiment que le budget ne répond pas à la crise du pouvoir d’achat, « n’offre aucune mesure de justice fiscale » ni « aucune économie structurelle ».
Une fois les motions rejetées, le gouvernement devrait engager la suite du processus en poursuivant la partie dépenses et l’ensemble du texte, avec deux nouvelles motions de censure qui devraient être rejetées en début de semaine suivante.
Conséquences et suite du processus parlementaire
Selon le calendrier affiché, après ces votes, le texte devrait connaître un passage au Sénat avant de revenir à l’Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, puis d’éventuelles motions de censure ultimes. Le budget 2026 de l’État est attendu courant février, avec les mesures structurelles et les financements qui en découlent et qui toucheront notamment le pouvoir d’achat et les finances publiques.