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Malgré des frappes attribuées à Israël qui ont visé plusieurs secteurs de la capitale, de hauts responsables iraniens ont défilé et se sont mêlés aux participants lors des manifestations de la Journée de Qods à Téhéran.
Présence exceptionnelle dans les rues
Des milliers de personnes ont afflué dans les artères de la ville pour la Journée de Qods, tandis que des images montraient des dirigeants marchant au milieu des foules. Ils ont échangé des paroles avec des citoyens et participé aux chants hostiles à Israël, affirmant la continuité de la mobilisation malgré les frappes aériennes.
Parmi les personnalités aperçues figurent le président Masoud Pezeshkian, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Larijani, et le chef du pouvoir judiciaire Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i.
- Masoud Pezeshkian (président)
- Abbas Araqchi (ministre des Affaires étrangères)
- Ali Larijani (secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale)
- Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i (chef du pouvoir judiciaire)
- Ahmad Reza Radan (responsable de la sécurité intérieure)
- Mohammad Mokhber (membre du Conseil de discernement)
Participation inattendue et message de fermeté
Le correspondant présent au cœur de la capitale a relevé la participation remarquable de nombreux cadres dirigeants dans les espaces publics, notamment la place de la Révolution et la rue Pasteur. Leur présence, qualifiée d’inattendue, visait à envoyer des signaux politiques clairs.
Ali Larijani a déclaré que les menaces et les attaques américaines et israéliennes ne feraient que renforcer l’attachement du peuple iranien à sa terre et à sa souveraineté. Ainsi, la direction veut afficher son unité face aux pressions militaires et diplomatiques.
Analyses et symboles
Un expert en études arabes a souligné le caractère symbolique des images montrant le président se promenant parmi la population sans escorte visible, soulignant qu’un unique assistant portait son manteau pendant qu’il se photographiait avec des manifestants.
Selon cet observateur, ce type d’apparition vise à contrecarrer toute représentation d’un Iran divisé ou en proie au chaos, en affirmant la cohésion de la direction face à l’escalade régionale.
Déclarations officielles durant la marche
Depuis le cortège, le ministre Abbas Araqchi a mis en garde contre les conséquences des tensions sur les marchés énergétiques, estimant que les prix du pétrole pourraient continuer à augmenter. Il a tenu les États‑Unis et Israël pour responsables de la dégradation de la situation régionale et a appelé à les tenir pour compte de leurs choix politiques.
Gholam‑Hossein Mohseni‑Eje’i a, pour sa part, réaffirmé l’engagement de la République islamique en faveur des « fronts de la résistance », assurant que le pays « ne reculera pas devant les agresseurs » et qu’il soutiendra le peuple palestinien jusqu’à la « victoire », selon ses termes.
Mobilisation nationale et symboles
Outre Téhéran, plusieurs villes iraniennes ont organisé des manifestations à l’occasion de la Journée de Qods. Les participants ont brandi des drapeaux palestiniens et des banderoles en soutien au statut du Haram al‑Sharif, reprenant des slogans contre Israël, les États‑Unis et le Royaume‑Uni.
Les cortèges ont convergé vers l’Université de Téhéran puis vers la place de la prière du vendredi, dans ce rendez‑vous annuel qui se tient le dernier vendredi du mois de Ramadan pour exprimer la solidarité avec la Palestine.