La réponse courte
En Syrie, environ 375 familles ont dû quitter trois camps après l’inondation de leurs tentes. Le bilan disponible au 29 octobre 2026 dépasse toutefois la seule perte d’un abri : les crues ont aussi coupé la route entre Alep et Raqqa et nécessité une intervention pour protéger les services de l’hôpital de Ras al-Aïn.1
Pour les habitants, deux urgences se distinguent : quitter un lieu devenu inhabitable et pouvoir encore circuler. Dans les camps de Sahlat al-Banat, al-Younani et al-Maqass, les eaux ont envahi les tentes et les ont gravement endommagées. Sur les routes, les secours ont dégagé 15 civils bloqués dans leurs véhicules, notamment sur l’axe Raqqa-Alep. Le bilan initial du ministère des Situations d’urgence fait également état d’un mort dans un accident de la circulation lié aux intempéries, dans l’ouest de la campagne de Raqqa.1
À Ras al-Aïn, dans le gouvernorat de Hassaké, l’enjeu est différent : empêcher que l’eau ne compromette les soins. La défense civile est intervenue pour évacuer l’eau accumulée dans l’hôpital, alors que les crues approchaient du service de dialyse, de la morgue et des générateurs électriques. L’opération visait à préserver le fonctionnement des services médicaux essentiels. Cette intervention ne doit donc pas être confondue avec l’annonce d’une fermeture de l’établissement.1
Les liaisons sont touchées de deux façons. La circulation sur la route internationale Alep-Raqqa a été interrompue au pont de Salmaniya, à l’ouest de Tabqa. À Deir ez-Zor, la direction de l’information a signalé une coupure des télécommunications après l’endommagement du câble à fibre optique sur les axes venant de Homs et d’Alep. Une route impraticable et un réseau interrompu constituent ainsi deux obstacles distincts aux échanges, même loin des tentes inondées.1
La fermeture des établissements scolaires et universitaires répond, elle, à un calendrier précis : les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ont suspendu les cours pour la seule journée du jeudi 29 octobre 2026 dans les gouvernorats de Deir ez-Zor, Hassaké et Raqqa, dans le public comme dans le privé. Cette durée annoncée pour les cours ne fixe pas celle des autres perturbations : aucun délai de rétablissement des routes ou des télécommunications n’est précisé dans ce bilan.1
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