La réponse courte
Israël a annoncé le 19 octobre 2026 qu’il autoriserait de nouveau les expéditions commerciales vers Gaza, après plusieurs jours d’interruption liés à un différend sur des paiements. La reprise doit être progressive, avec une priorité aux biens essentiels avant l’hiver : l’annonce porte donc sur le rétablissement d’un circuit d’approvisionnement, pas sur un retour immédiat à son fonctionnement antérieur.1
Après l’arrêt des marchandises commerciales, le changement annoncé concerne à la fois l’autorisation d’expédier les produits et les conditions imposées aux commerçants. Les paiements devront passer exclusivement par des virements bancaires documentés. Tout commerçant dont un versement au Hamas serait établi s’exposerait à une exclusion du dispositif. La reprise ne signifie donc pas que tous les marchands pourront reprendre leurs expéditions sans condition.1
Le différend porte sur une somme de 10 000 shekels par camion. Le COGAT, l’organisme militaire israélien chargé des affaires humanitaires à Gaza, affirme avoir décidé la reprise après que des commerçants lui ont signalé le retrait de cette demande de paiement par les autorités du Hamas. Il précise toutefois que leurs témoignages n’ont pas été vérifiés de manière indépendante. Le Hamas présente, lui, cette somme comme une contribution volontaire de Gazaouis aisés à un fonds destiné aux personnes dans le besoin. Le caractère obligatoire du versement reste ainsi contesté.1
Pour apprécier l’effet de cette décision sur l’approvisionnement de Gaza, deux étapes restent à distinguer : permettre à nouveau les expéditions commerciales, puis mesurer les marchandises effectivement entrées. La priorité annoncée aux biens essentiels fixe un ordre de reprise, mais ne donne ni quantité livrée ni calendrier complet. Cette annonce commerciale ne permet pas davantage de conclure à une reprise générale de l’aide humanitaire : elle ne mesure pas ces livraisons.1
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