Accueil ActualitéLecornu appelle les députés à voter en conscience sur le budget Sécu

Lecornu appelle les députés à voter en conscience sur le budget Sécu

par charles
France

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réaffirmé samedi matin que le budget de la Sécurité sociale, sujet à débats à l’Assemblée nationale, n’était pas parfait mais restait le meilleur budget possible. Dans un message publié sur X, il a appelé les députés à se prononcer mardi «en conscience, pour l’intérêt général» et a rappelé que «ne pas avoir de budget serait dangereux, pour notre protection sociale, nos comptes publics et pour le rôle du Parlement».

À l’Assemblée, Lecornu appelle les députés à se prononcer en conscience

Selon plusieurs témoins, le chef du gouvernement a répété que ce texte n’était ni celui du gouvernement ni celui d’un parti politique, mais une avancée voulue par le Parlement qui affirme ses prérogatives. Il a insisté sur le fait que le vote porte sur des choix difficiles, et a rappelé que le déficit de la sécurité sociale demeure élevé et qu’il faudra des mesures de réforme, potentiellement prises par décret après concertation.

Le Premier ministre Lecornu lors d'une séance à Paris
Le Premier ministre intervient lors d’une séance de questions au gouvernement au Sénat.

Enjeux et chiffres clés: dépenses, recettes et la réforme des retraites

Les députés ont presque terminé l’examen des articles relatifs à la dépense et iront voter sur la partie «dépenses» avant le vote sur l’ensemble du texte, comme le confirme le rythme des discussions à l’Assemblée. Sur le volet recettes, les échanges portent notamment sur l’objectif de dépenses de l’assurance maladie (l’Ondam). La ministre de la Santé a annoncé viser une hausse d’environ 3 % de ces dépenses, au plus près des exigences de l’équilibre budgétaire et des critiques sur un objectif jugé insuffisant.

La mesure explosive du texte relative au gel des pensions de retraite et des minima sociaux a été largement rejetée en première lecture, après avoir été partiellement rétablie au Sénat dans une quête d’économies. Les députés avaient aussi introduit des dispositions divergentes sur le financement, rendant l’enjeu budgétaire particulièrement sensible.

Par ailleurs, la question du coût de la suspension de la réforme des retraites reste un point d’attention: le gouvernement a évoqué un coût de 100 millions d’euros en 2026 et de 1,4 milliard d’euros en 2027, financé en partie par une surtaxe sur des complémentaires santé qui a été ajustée par les parlementaires.

Sébastien Lecornu à l’Assemblée nationale en décembre 2025
Capture montrant Sébastien Lecornu à l’Assemblée nationale.

Bilan et perspective: financement et l’estimation du déficit 2026

Le texte, modifié par le Sénat puis ramené à l’Assemblée, suscite des discussions sur le financement et l’impact des mesures sur les comptes publics. L’estimation finale du déficit de la Sécurité sociale pour 2026, influencée par les mesures votées, demeure attendue et pourrait orienter le vote sur l’ensemble du PLFSS. Dans son message, Lecornu a félicité ceux qui ont accepté la suspension de la réforme de 2023 «par esprit de responsabilité», tout en affirmant que des réformes restent nécessaires pour protéger les Français face à un déficit persistant.

Au total, le vote sur la partie recettes et l’adoption du texte restent incertains, avec des discussions qui devront clarifier les marges de manœuvre budgétaires et les décisions politiques nécessaires pour préserver l’équilibre financier sans sacrifier la protection sociale.

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