Le Honduras est le théâtre d’un litige électoral après un décompte qui a duré plusieurs jours et suscité de fortes accusations de la part du candidat libéral Nasralla. Nasralla affirme que le scrutin aurait été volé en faveur de son rival Nasry Asfura, soutenu par Donald Trump. Les autorités électorales évoquent des incohérences dans plusieurs procès-verbaux et prévoient un calendrier pour déclarer un vainqueur d’ici fin décembre.
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Présidentielle au Honduras: Nasralla dénonce un vol et les chiffres en question
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Selon le Conseil national électoral (CNE), Asfura et Nasralla restent largement en tête, mais le décompte progressif montre des écarts selon le niveau de dépouillement. Avec près de 99% des bulletins dépouillés, Asfura totalise 40,53% des voix contre 39,16% pour Nasralla. D’autres bilans, quand le dépouillement était à 98%, citaient 40,57% pour Asfura et 39,10% pour Nasralla, tandis que le CNE indiquait des incohérences à vérifier sur 2 749 procès-verbaux.
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Nasralla a réaffirmé sa dénonciation: «C’est du vol», accusant une manipulation du système informatique et réclamant un recompte bulletin par bulletin afin d’apurer les valeurs et d’expliquer les incohérences signalées. Le candidat du Parti libéral a ajouté que son parti aurait une avance de 20% lorsque des interruptions ont interrompu le dépouillement et que les preuves présentées révéleraient un schéma de fraude sans reconnaissance biométrique.
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Le parquet général du Honduras a demandé á Interpol d’arrêter l’ancien président Juan Orlando Hernández, gracié par Donald Trump. Le président du CNE, Ana Paola Hall, a précisé que des mesures techniques et un audit externe avaient été mis en place pour régulariser la situation. Le parti Libre, mené par Xiomara Castro, a réclamé dimanche une annulation totale des élections, dénonçant une ingérence étrangère, et a appelé à des mobilisations et des grèves. L’administration Trump a assuré que le scrutin était intègre et a déclaré qu’il n’y avait «aucune preuve crédible» justifiant l’annulation. Des observateurs de l’OEA ont appelé à une accélération du dépouillement et à des résultats transparents.
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Réactions et cadre institutionnel
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Face à la contestation, les acteurs institutionnels font valoir le cadre légal et appellent au calme. Le CNE rappelle que la loi autorise des délais et que 2 749 procès-verbaux présentant des incohérences restent à vérifier. Nasralla et Asfura dominent Xiomara Castro et son parti Libre, qui réclament une annulation totale et annoncent des mobilisations et des grèves. Des sources internationales et des observateurs insistent sur la nécessité d’un décompte transparent et vérifiable.
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En parallèle, le CNE a précisé que les suspensions du dépouillement résultent de problèmes techniques au sein de l’entreprise privée chargée de la transmission et de la diffusion des résultats, et non d’une manipulation généralisée. Les échanges entre les différents acteurs se déroulent dans un contexte de fortes tensions et d’un calendrier électoral encore en cours, avec un vote final attendu dans les prochains jours selon les indications officielles.