Table of Contents
Une augmentation continue de l’espérance de vie
En France, l’espérance de vie s’allonge régulièrement. Cependant, d’après la DREES, ces années supplémentaires de vie ne sont pas toutes nécessairement vécues « en bonne santé ». En effet, bien que l’on observe une augmentation globale, l’incapacité due aux activités professionnelles ou personnelles demeure préoccupante.
L’espérance de vie sans incapacité
En 2023, à 65 ans, les hommes peuvent espérer vivre 10,5 ans sans incapacité, tandis que les femmes peuvent bénéficier de 12 ans de plus. Depuis 2008, l’espérance de vie sans incapacité à 65 ans progresse régulièrement.
Les femmes gagnent en moyenne 1 an et 11 mois, et les hommes, 1 an et 10 mois. Ces chiffres mettent en exergue un progrès significatif dans la qualité de vie des seniors.
Les impacts de la pandémie sur l’espérance de vie
Durant la pandémie de Covid-19, les espérances de vie sans incapacité ont varié. En 2021, une augmentation significative a été observée, suivie d’une baisse en 2022, permettant de retrouver un niveau proche de celui d’avant la crise sanitaire.
En 2021, parmi 27 pays de l’Union européenne, la France se plaçait 5e pour l’espérance de vie sans incapacité des femmes à 65 ans, avec un écart de 2 ans et 6 mois par rapport à la moyenne européenne.
Causes des incapacités liées à l’espérance de vie
Les incapacités dans l’espérance de vie sont influencées par plusieurs facteurs de santé, tant sociaux que médicaux, qui impactent la mortalité prématurée. Une étude de l’INSEE révèle que les hommes cadres de 35 ans vivent en moyenne 5,3 ans de plus que les ouvriers.
- Les ouvriers exercent souvent des professions plus risquées.
- Les cadres, bénéficiant d’un meilleur niveau de vie, peuvent consulter davantage de professionnels de santé.
- La consommation excessive d’alcool, le tabagisme et l’obésité impactent également ces différences de longévité.