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Flamanville : Retard de la pleine puissance de l’EPR annoncé par EDF

Par Sara 2 min de lecture France

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La pleine puissance de l’EPR de Flamanville (Manche) n’est pas encore prévue pour imminente. Dans un message publié vendredi, EDF a annoncé que cette phase serait atteinte « avant la fin de l’automne », alors que le groupe espérait initialement y parvenir d’ici la fin de l’été.

Prolongation de l’arrêt du réacteur

La prolongation d’un arrêt « pour réaliser une opération de contrôle et de maintenance préventive sur une soupape de protection du circuit primaire principal » entraîne un changement dans le calendrier, la date de l’atteinte de la pleine puissance étant désormais fixée avant la fin de l’automne, comme l’indique EDF dans un communiqué sur son site web.

Contexte des travaux

Le réacteur était à l’arrêt depuis le 19 juin en raison d’opérations d’essai de mise en service, une procédure standard pour les nouvelles installations nucléaires. Le 2 juillet, EDF a décidé de prolonger cet arrêt pour effectuer des interventions sur des soupapes. Au cours des essais, il a été constaté que deux des trois soupapes situées au sommet du pressuriseur, qui maintient l’eau du circuit primaire à une pression de 155 bars, « n’étaient pas complètement conformes » aux normes d’étanchéité.

Opération de maintenance préventive

Face à ces « aléas », EDF a décidé d’étendre les vérifications à une troisième soupape. « Les expertises menées sur les deux premières soupapes conduisent EDF, dans une démarche proactive de sûreté, à étendre les vérifications à la troisième soupape en profitant de la logistique déjà en place et mobilisant les compétences disponibles », a précisé EDF. Le redémarrage du réacteur est désormais prévu pour le 1er octobre, d’où un report du passage à 100 % de puissance.

Critères de sûreté et coûts du projet

Lors d’un premier démarrage de réacteur, « il y a 1 500 critères de sûreté qui sont testés », souligne une porte-parole d’EDF. Dans le cadre de ces phases d’essai et de contrôle, il peut être nécessaire de « refaire des réglages ». Le réacteur de nouvelle génération a été raccordé au réseau électrique le 21 décembre 2024, accusant un retard de 12 ans par rapport à la date initialement prévue.

Évaluation des coûts

Les coûts de Flamanville 3, premier réacteur nucléaire à démarrer en 25 ans, ont largement dépassé le devis initial de 3,3 milliards d’euros. Selon un rapport de la Cour des comptes de janvier, EDF estime désormais que le coût total s’élève à 19,3 milliards d’euros dans les conditions de 2015. Ce chiffre pourrait atteindre 22,6 milliards d’euros aux conditions de 2023, « coût de financement compris ».

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