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Jeudi 15 octobre 2026 Mis à jour à 19 h 04

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Illustration de l’inflation en France accompagnant les chiffres définitifs de septembre.
Image d’illustration utilisée pour présenter l’inflation française, établie à 3,1 % sur un an en septembre 2026.

Inflation en France : pourquoi les prix baissent sur un mois malgré les 3,1 % sur un an

Par Chia 2 min de lecture 2 sources

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La réponse courte

En France, les prix à la consommation ont baissé de 0,3 % entre août et septembre 2026, tout en restant 3,1 % plus élevés qu’un an auparavant. Les chiffres définitifs publiés par l’Insee le 15 octobre relèvent ainsi l’inflation annuelle, initialement estimée à 3 %. Ce n’est pas une contradiction : la baisse mensuelle et la hausse annuelle n’ont pas le même point de départ.12

Le taux de 3,1 % compare les prix de septembre 2026 à ceux de septembre 2025. Le recul de 0,3 % compare, lui, septembre à août 2026. Autrement dit, le niveau des prix peut redescendre par rapport au mois précédent sans revenir à celui de l’année précédente. La baisse de septembre suit d’ailleurs une hausse mensuelle de 0,7 % en août : elle ne signifie pas que les augmentations antérieures ont été effacées.1

Il faut aussi séparer la révision statistique du mouvement des prix. Les 3 % annoncés dans les données provisoires de septembre et les 3,1 % définitifs portent sur le même mois et sur la même comparaison annuelle. Leur écart de 0,1 point n’est donc pas une hausse supplémentaire survenue entre les deux publications. Il s’agit d’une réévaluation du résultat de septembre.21

Les catégories de dépenses ne suivent pas non plus un mouvement uniforme. Sur un an, les prix de l’énergie augmentent de 21,3 %, contre 1,4 % pour l’alimentation et 2,4 % pour les services. Sur le seul mois de septembre, le repli saisonnier des tarifs des transports et de l’hébergement contribue au recul général. Une baisse récente dans certains services peut donc coexister avec une forte hausse annuelle de l’énergie.1

Comme pour comprendre l’inflation dans la zone euro, distinguer le résultat d’ensemble des mouvements par catégorie évite de prendre un taux général pour celui de chaque achat. En France, l’écart entre l’énergie et l’alimentation suffit à montrer pourquoi les 3,1 % ne peuvent pas être appliqués indifféremment à toutes les dépenses. Ces chiffres ne permettent pas, à eux seuls, de calculer l’évolution du budget d’un foyer.1

La prochaine estimation de l’Insee est annoncée pour le 30 octobre et portera sur les prix d’octobre. D’ici là, les 3,1 % restent le résultat annuel définitif de septembre, pas une mesure des prix en temps réel.1

Les 2 sources

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  1. 1bfmtv.comL'inflation grimpe à 3,1% en France, son plus haut niveau depuis près de trois ans (nouvel onglet)
  2. 2lagazettefrance.frL'inflation grimpe à 3% en France, au plus haut depuis début 2024 (nouvel onglet)

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