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Fusions bancaires transfrontalières dans l’UE : une nécessité ?

Par Sophie 2 min de lecture France, Allemagne, Italie

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Christine Lagarde et les fusions bancaires en Europe

Lors d’une récente audition au Parlement européen, la présidente de la Banque Centrale Européenne (BCE), Christine Lagarde, a exprimé son avis sur les fusions transfrontalières entre les banques de l’Union Européenne, les qualifiant de « souhaitables ». Cette déclaration intervient alors que la banque italienne UniCredit envisage un rachat potentiel de la banque allemande Commerzbank.

Fusions transfrontalières : un enjeu de compétitivité

Christine Lagarde a souligné l’importance des fusions entre banques européennes pour renforcer leur compétitivité face à des institutions de taille mondiale telles que celles des États-Unis ou de la Chine. Elle a déclaré : « Des fusions transfrontalières de banques capables de rivaliser en termes de taille, de profondeur et de gamme sont, selon moi, souhaitables. »

Ce commentaire fait suite à une question sur le rôle de la BCE dans la facilitation de telles fusions et sur les interférences possibles des autorités nationales. Bien que la BCE joue un rôle clé dans la surveillance bancaire, Mme Lagarde a précisé que toutes les fusions n’entraîneraient pas automatiquement des résultats positifs, alertant sur les responsabilités et les risques associés, qui doivent être pris en compte par les parties concernées.

La montée d’UniCredit dans Commerzbank

Actuellement, UniCredit a augmenté sa participation dans Commerzbank à près de 21 % et a déposé une demande auprès de la BCE pour obtenir l’autorisation d’atteindre 29,99 %, un seuil juste en deçà duquel une offre d’achat serait déclenchée en Allemagne. Cette situation suscite de vives réactions, notamment de la part de l’État allemand, qui semble opposé à l’éventualité de voir Commerzbank passer sous pavillon italien.

Les enjeux de la régulation

Monika Schnitzer, présidente d’un groupe d’experts économiques conseillant le gouvernement allemand, a souligné que c’est à la BCE et à la Commission européenne de juger du risque systémique associé à un rapprochement entre ces deux grandes banques. En outre, elle a insisté sur le besoin d’examiner les effets potentiels sur la concurrence.

Les experts estiment que la démarche d’UniCredit pourrait aboutir à la création de nouveaux champions européens dans le secteur bancaire, soulignant l’importance stratégique des fusions bancaires en Europe.

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