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Trinidad Cement Limited (TCL) a officiellement averti ses clients d’une révision tarifaire imminente. Cette décision, motivée par l’inflation et une potentielle flambée des coûts énergétiques, place la hausse prix ciment Trinidad au cœur d’un débat économique et politique majeur pour l’archipel caribéen.
Une pression inflationniste sur les matériaux de construction
Dans une correspondance datée du 26 janvier 2026, la direction de TCL a exposé les facteurs contraignant l’entreprise à ajuster sa grille tarifaire. Outre l’augmentation des coûts liés aux matières premières, à l’emballage et à l’inflation générale, c’est avant tout la politique tarifaire de la National Gas Company qui suscite l’inquiétude.
La compagnie gazière nationale a en effet proposé une augmentation substantielle des prix du gaz naturel facturé au secteur manufacturier. Une décision finale est attendue d’ici le 31 janvier 2026. Le gaz naturel constituant un intrant critique et incontournable dans la fabrication du ciment, TCL a indiqué que ce surcoût serait inévitablement répercuté sur le marché peu après la confirmation des nouveaux tarifs énergétiques, bien qu’elle s’oppose à cette mesure.
La hausse prix ciment Trinidad : un enjeu politique brûlant
Cette annonce a provoqué une réaction immédiate sur la scène politique locale. L’ancien ministre de l’Énergie, Stuart Young, a vivement critiqué la gestion gouvernementale actuelle. Il attribue directement cette situation à la politique menée par l’administration de Kamla Persad Bissessar et le parti UNC.
« C’est un exemple de l’incompétence de l’UNC et des conséquences négatives de l’imposition continue de difficultés aux citoyens de Trinité-et-Tobago », a déclaré M. Young, pointant du doigt des choix stratégiques qu’il juge néfastes pour le secteur énergétique.
Des répercussions en cascade sur le coût de la vie
L’impact de cette crise risque de dépasser largement le seul secteur du BTP. Stuart Young a averti que la hausse proposée des prix du gaz, pouvant atteindre 70 % selon ses estimations, affecterait l’ensemble de l’industrie manufacturière. « L’augmentation du prix du gaz naturel pour notre secteur manufacturier va conduire à une hausse du prix des biens pour nous, les consommateurs », a-t-il précisé.
Les perspectives économiques évoquées sont préoccupantes : risques accrus de pertes d’emplois, pression sur les réserves de change, fermetures d’entreprises et une inflation généralisée touchant même les denrées alimentaires. De son côté, TCL rappelle son rôle clé dans l’économie locale et insiste sur la nécessité de maintenir ses opérations pour garantir l’approvisionnement du marché.