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La banque centrale chinoise met en garde contre la politisation monétaire

Par Sara 2 min de lecture France, Chine, États-Unis

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Le gouverneur de la banque centrale chinoise a mis en garde mercredi contre le risque que le système monétaire mondial soit utilisé comme une arme et politisé par certains pays, alors que les tensions demeurent dans la guerre commerciale avec Washington. Ce avertissement survient alors que les deux pays ont récemment déclaré avoir réalisé des progrès dans leurs négociations, notamment sur des sujets sensibles tels que les exportations chinoises de terres rares et la délivrance de visas pour les étudiants chinois aux États-Unis.

Critique de la domination américaine

Lors d’un forum à Shanghai, Pan Gongsheng, le chef de la Banque populaire de Chine, a indirectement critiqué la domination des États-Unis sur le système monétaire et financier mondial. Il a déclaré : « Lorsque l’intérêt personnel du pays doté de la monnaie dominante entre en contradiction avec ses attributs de bien public mondial, ce pays tiendra davantage compte de ses propres intérêts. »

Tensions commerciales et défis monétaires

Les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump à l’égard de nombreux partenaires commerciaux des États-Unis ont suscité des interrogations concernant le statut dominant de la monnaie américaine. De plus, suite à l’invasion russe de l’Ukraine, Moscou, allié stratégique de Pékin, a été coupé du système de paiement mondial SWIFT. Ce contexte pousse Pékin à réduire sa dépendance au dollar et à promouvoir l’utilisation du yuan comme devise alternative.

Appels à la réforme des organisations financières internationales

Pan Gongsheng a dénoncé la facilité avec laquelle l’infrastructure traditionnelle de paiements transfrontaliers peut être politisée et utilisée à des fins de sanctions unilatérales. Il a également alerté la communauté internationale sur les dangers d’unilatéralisme dans la politique, qui interfère avec la gouvernance et les opérations des organisations financières internationales.

Il a réitéré ses appels au Fonds monétaire international (FMI) pour réformer le système des quotas qui détermine les parts de vote des pays membres, soutenant que ce système ne représente plus l’état actuel de l’économie mondiale. « Les organisations financières internationales doivent accroître la voix et la représentation des marchés émergents et des pays en développement », a-t-il ajouté.

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