Des centaines de personnes ont manifesté au centre de Tunis pour demander le départ du président Kaïs Saïed, le retour au processus démocratique et la défense des libertés. Le rassemblement, porté par le mouvement Nafas, entend aussi réunir les contestations politiques, économiques et sociales.
Le cortège est parti de la place de la République en direction de l’avenue Habib-Bourguiba. Des participants issus de sensibilités politiques et civiles différentes ont scandé des slogans contre la politique du pouvoir et brandi des pancartes dénonçant ce qu’ils considèrent comme un recul des libertés et une dégradation des services publics.
Des revendications politiques et sociales réunies
La manifestation appelait au départ de Kaïs Saïed et à un changement de système, tout en portant des demandes liées aux libertés, aux personnes détenues dans des affaires politiques ou d’opinion et aux conditions de vie. Aucune estimation officielle du nombre de participants n’a été communiquée, et aucune réponse des autorités aux critiques formulées pendant le rassemblement n’a été rapportée.
Houssem Hammi, coordinateur de Nafas, voit dans l’élargissement de la participation à cette troisième mobilisation une convergence de forces politiques opposées aux choix présidentiels. Le mouvement se présente comme un cadre citoyen cherchant à rassembler des forces politiques et civiles autour d’un changement politique.
Une mobilisation inscrite dans la durée
Nafas avait déjà organisé une action le 5 juin autour d’un bilan du pouvoir, centrée sur les libertés et la situation économique et sociale, puis une autre le 25 juillet, à l’occasion du cinquième anniversaire des mesures du 25 juillet 2021. Le rassemblement de Tunis poursuit cette séquence en associant les griefs institutionnels aux difficultés évoquées par les participants concernant les services et les produits de première nécessité.
