Une arrestation d’un garçon de 5 ans par la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis déclenche une vague de réactions nationales et internationales et relance le debate sur les méthodes d’application des lois migratoires. L’affaire concerne Liam Ramos et son père, détenus dans un centre de rétention au Texas, selon plusieurs médias. L’ONU s’est dite sidérée par les mauvais traitements désormais routiniers infligés aux migrants aux États-Unis, pressant Washington de cesser une répression qui déchire les familles. Cette affaire intervient dans un contexte où les tensions liées à une opération de l’ICE dans le Minnesota se mêlent à la controverse autour de la mort d’une Américaine tuée par un agent fédéral, amplifiant les appels à la prudence et au dialogue.
À Minneapolis, arrest d’un garçon de 5 ans et réactions
Dans le cadre de l’opération de l’ICE dans le Minnesota, l’arrestation de Liam Ramos et la détention de son père dans un centre de rétention au Texas ont alimenté la colère et les protestations prévues pour vendredi.
Une photo de l’enfant est devenue virale dans les médias et sur les réseaux sociaux, montrant son visage apeuré et son bonnet bleu. Des appels à manifester pour chasser « l’ICE hors du Minnesota » circulent sur les réseaux et dans les collectivités locales.
« Liam Ramos est juste un petit enfant. Il devrait être chez lui, avec sa famille, pas servir d’appât à l’ICE et se retrouver détenu au Texas », a dénoncé sur X l’ancienne vice-présidente démocrate Kamala Harris, se disant « ulcérée ».
« Faire appliquer la loi est une chose. Terroriser une population, utiliser les enfants comme des pions en est une autre », a renchéri Hillary Clinton, l’ex-adversaire de Donald Trump à la présidentielle de 2016.
« Quelque chose ne va vraiment pas », a jugé le maire de Minneapolis, Jacob Frey. JD Vance a défendu les agents de l’ICE et a posé la question: « Oui, vous pouvez manifester », a-t-il lancé à l’adresse des habitants de la ville qui protestent quotidiennement, « mais faites-le pacifiquement ». L’État du Minnesota a demandé à la justice fédérale la suspension de l’opération de l’ICE. Une audience à ce sujet est prévue lundi.

Contexte et polémique autour de l’ICE
Depuis plusieurs semaines, l’ICE mène une opération d’envergure dans l’État du Minnesota, où la mort de Renee Good, une Américaine de 37 ans tuée dans sa voiture par un agent le 7 janvier à Minneapolis, a cristallisé les tensions autour des actions de l’agence.
Des critiques mettent en avant l’intersection entre sécurité et droits civiques, et les habitants dénoncent notamment la présence armée d’agents dans les quartiers et les écoles. L’audience annoncée lundi sur la suspension de l’opération est perçue comme un test de la coopération entre autorités locales et fédérales.
Des responsables locaux et nationaux appellent à une approche plus mesurée et à un encadrement des interventions afin d’éviter des réactions hostiles dans les communautés concernées.
Réactions internationales et suite juridique
Au niveau international, Genève a exprimé son inquiétude et l’ONU a déclaré être sidérée par les mauvais traitements infligés aux migrants, appelant Washington à cesser une répression qui déchire les familles.
Les responsables américains ont réagi de façon diverse: Kamala Harris a réaffirmé que « Liam Ramos est juste un petit enfant », et Hillary Clinton a insisté sur les limites de la répression. JD Vance a rappelé les propos tenus, notamment sur l’immunité des agents et sur les moyens d’équilibrer sécurité et droits civiques. La justice fédérale est saisie: l’État du Minnesota a demandé la suspension de l’opération de l’ICE et une audience est programmée lundi, dans un contexte où des vidéos et des témoignages alimentent le débat sur les droits des enfants face à l’application des lois migratoires. Le 8 janvier, JD Vance avait aussi déclaré que le policier de l’immigration qui a abattu Renee Good « bénéficiait d’une immunité absolue ».

Note sur le contexte et les sources
Les éléments présentés s’appuient sur des articles publiés par Paris Match, Midi Libre et France Info, qui couvrent les réactions autour de l’affaire Liam Ramos et des interventions de l’ICE.