Amazon annonce la suppression de postes dans le monde afin de financer son appétit pour l’intelligence artificielle, une étape marquante dans sa stratégie IA et cloud. Le géant du commerce en ligne affirme vouloir réallouer sa masse salariale vers des projets IA, notamment via Amazon Web Services, en concurrence avec Microsoft et Google. Ce mercredi 28 janvier, l’annonce s’ajoute à une série d’initiatives similaires et suscite des questions sur l’emploi, aussi bien dans le monde que en France. L’enjeu central demeure la suppression de postes chez Amazon liée à l’IA, selon les éléments communiqués par l’entreprise et les syndicats.

Amazon annonce 16 000 suppressions de postes dans le monde
Selon l’entreprise, ce plan vise à optimiser sa masse salariale et à réorienter des ressources vers l’IA et le cloud. Amazon a annoncé 16 000 postes supplémentaires à supprimer dans le monde, trois mois après une première vague de 14 000, montrant une trajectoire de réduction d’effectifs sur fond de stratégies d’automatisation. L’annonce est lisible comme un effort pour financer l’expansion des outils IA et des services cloud.
Des spécialistes notent que ces suppressions s’accompagnent d’investissements importants, notamment 30 milliards d’euros en Inde, pour développer les capacités d’IA et les solutions d’entreprise via AWS et d’autres plateformes. Pour l’instant, Amazon n’a pas précisé dans quels pays les coupes seront les plus lourdes et n’a pas indiqué si la France serait touchée.
Investissements IA et réactions des syndicats
Les syndicats évoquent l’IA comme un outil d’automatisation qui pourrait réduire les effectifs, mais avertissent des conséquences sociales possibles. Guillaume Robin, représentant CGT à l’entrepôt de Châlons-sur-Saône, pointe le risque d’un usage de l’IA comme prétexte pour modifier les charges de travail et les effectifs. « On a des services dans lesquels on n’a pas forcément de poussée de l’utilisation de l’IA, explique-t-il, des services commerciaux ou autres, qu’on va quand même faire tourner avec moins de personnes, et les personnes qui restent se retrouvent avec une charge de travail ingérable, beaucoup plus élevée. Cependant, ils sont dans la crainte de se voir carrément supprimer leur emploi et donc vont accepter », poursuit-il.
Selon le syndicaliste, les métiers les plus exposés se situent dans l’encadrement, les ressources humaines et la paie. Il ne s’attend pas à une vague de licenciements en France, mais à des départs non remplacés et à des salariés incités à démissionner. Pour l’instant, Amazon n’a pas indiqué quel pays serait touché par ces suppressions de postes.