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Attal propose 1000 € à la naissance pour financer les retraites

par charles
France

Le gouvernement explore une mesure destinée à financer les retraites: verser 1 000 euros à chaque naissance, via un fonds d’épargne réservé pour la retraite et abondé par les familles jusqu’aux 18 ans. L’annonce, relayée par plusieurs médias, suscite des réactions contrastées sur son coût et son efficacité. Selon les projections, le dispositif représenterait un coût immédiat élevé pour l’État mais pourrait, à long terme, viser une meilleure capitalization sociale.

À l’Assemblée, Attal présente la mesure et ses mécanismes

Gabriel Attal propose de verser 1 000 euros à chaque naissance, déposés dans un fonds d’épargne destiné à la retraite. Le fonds pourrait être abondé jusqu’aux 18 ans par la famille. «Très concrètement, on veut développer la capitalisation en France. Ça passe par un développement des plans épargne-retraite et par cette nouvelle mesure.», précise le président du groupe Ensemble pour la République. Selon lui, verser 1 000 euros à chaque naissance permettrait de faire des économies à long terme pour le système de retraite, mais l’initiative aurait un coût immédiat de 660 millions d’euros par an, à l’heure de boucler le budget.

Proposition d'Attal de verser 1 000 euros à la naissance
Proposition d’Attal de verser 1 000 euros à la naissance

Coûts, effets et voix divergentes

Selon le texte, le coût serait de 660 millions d’euros par an, mais des projections évoquent 600 millions d’euros par an à l’État. «Ça permettrait de garantir au moins une petite retraite, quelque chose pour les enfants», affirme une mère de deux enfants citée dans l’article. Philippe Crével, économiste et directeur du Cercle de l’Épargne, nuance: «Il ne concerne pas les actifs d’aujourd’hui. Or, le problème des retraites, ça va concerner ceux qui sont déjà au travail et pas forcément ceux qui vont venir dans les prochaines décennies.» Des économistes et des citoyens apportent des regards contrastés, certains jugeant la mesure utile pour inciter l’épargne, d’autres la trouvant insuffisante ou mal ciblée. L’essentiel du débat s’articule autour de l’impact budgétaire et de la capacité du dispositif à compléter les réformes plus larges.

«Je trouve bizarre de penser dès la naissance à la retraite», réagit un passant interrogé dans la rue. Des voix évoquent aussi des réactions publiques variées: certains estiment que cela pourrait favoriser l’épargne long terme et la capitalisation, à l’image des mécanismes existants dans d’autres pays. Les discours économiques divergent entre soutien et scepticisme sur l’opportunité et le financement.

Perspectives européennes et prochaines étapes

Des éléments remontent que l’Allemagne pourrait instaurer une mesure similaire, en examinant une aide mensuelle pour les enfants de 6 à 18 ans, reflétant des échanges européens sur les dispositifs de capitalisation et de soutien à la retraite. Cette piste est citée comme une possible option d’inspiration, sans que des détails concrets ne soient ultérieurement confirmés dans le cadre français.

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