Les municipales de 2026 à Bordeaux attirent l’attention dans une métropole stratégique du sud-ouest. Déjà huit candidats en lice cherchent à prendre la mairie; la campagne s’annonce animée entre les alliances possibles et les priorités locales. Le maire sortant Pierre Hurmic, tente de préserver «la Belle endormie» face à des adversaires venus de divers horizons politiques.

Qui se présente à Bordeaux pour 2026
- Pierre Hurmic – Écologistes (70 ans) — maire sortant, tente de conserver «la Belle endormie».
- Thomas Cazenave – Renaissance (47 ans) — député de la 1ère circonscription de Gironde, tête de liste, en concurrence avec le maire sortant et cherch
nt des alliances (Horizons, MoDem, UDI et le Parti radical). - Nordine Raymond – La France insoumise (34 ans) — candidat officialisé ce dimanche 2 novembre sur X : «Nous voulons d’un Bordeaux abordable, où les gens peuvent se loger, se nourrir, avoir des loisirs».
- Julie Rechagneux – Rassemblement national (29 ans) — candidat; sa liste est soutenue par l’UDR d’Eric Ciotti, et elle promet de «remettre de l’ordre» à Bordeaux.
- Virginie Bonthoux Tournay – Reconquête (48 ans) — liste menée par elle, qui entend mettre fin à la gestion «catastrophique» de Pierre Hurmic.
- Philippe Poutou – Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) — conseiller municipal de Bordeaux depuis 2020; en tête d’une liste NPA; en mai 2025 il avait indiqué ne pas envisager de se présenter, mais il a officialisé sa candidature en décembre.
- Philippe Dessertine – Société civile (62 ans) — candidat indépendant; à l’AFP : «Je ne suis pas du tout dans une logique de négociation» et ne devrait donc pas rejoindre Renaissance.
- Yves Simone – Indépendant — liste indépendante, troisième fois à la tête d’un projet pour la préservation du patrimoine bordelais.
Enjeux et dynamiques de campagne
La dynamique politique autour de Bordeaux est marquée par un resserrement des alliances et des dissensions. Si Pierre Hurmic demeure en tête dans les sondages, il doit faire face à un délitement de l’alliance de la gauche; la France insoumise a choisi de faire cavalier seul. De son côté, Renaissance tente des accords avec Horizons, le MoDem, l’UDI et le Parti radical pour rallier des électeurs complémentaires.
Dans les listes concurrentes, l’enjeu est aussi le cheminement des majorités municipales et le maintien du patrimoine urbain, avec des candidats comme Yves Simone qui se présente pour la troisième fois et Philippe Dessertine qui rappelle son statut de candidat indépendant.