Le parti travailliste britannique se retrouve dans une controverse avec Donald Trump concernant des accusations d’ingérence étrangère dans les élections américaines. Ed Balls, un membre influent du Labour, a critiqué son propre parti pour avoir tenté d’interférer dans le processus électoral américain.
Les critiques d’Ed Balls
Ed Balls a qualifié de « naïf et gauche » le comportement de certains membres du Labour qui soutiennent la candidate démocrate Kamala Harris. Il a souligné qu’un « son de cloche » aurait dû retentir à Downing Street pour mettre fin à ces initiatives.
Cette semaine, Donald Trump a accusé le Labour d’être à l’origine d’une « ingérence étrangère manifeste » alors que le parti appelait 100 anciens et actuels membres à se porter volontaires pour la campagne de Harris dans des États clés.
Les conséquences de cette ingérence
Dans un podcast, Ed Balls a déclaré : « Ces visites ont eu lieu pendant des décennies, mais cette élection est différente. On aurait pensé que les gens auraient compris à quel point cela est délicat après l’élection précédente en 2020. »

Réactions au sein du Labour
Des responsables démocrates ont récemment annulé des campagnes de porte-à-porte avec des activistes du Labour, jugeant la situation devenue « toxique » et potentiellement nuisible. Plusieurs conseillers du Labour et assistants de députés avaient prévu de se rendre aux États-Unis pour soutenir la campagne de Harris, mais beaucoup ont dû annuler.

Les accusations de Donald Trump
Donald Trump a également accusé le Labour d’avoir fait des « contributions étrangères illégales ». Sa campagne a déposé une plainte auprès de la Commission électorale fédérale des États-Unis, mentionnant une visite de Morgan McSweeney, chef de cabinet du Premier ministre, à la Convention nationale démocrate.

Les répercussions politiques
Le leader des conservateurs à la Chambre des communes, Chris Philp, a appelé à un débat sur l’ingérence étrangère dans les élections. Il a exprimé ses préoccupations quant à la possibilité que le gouvernement britannique nuise à ses relations avec les États-Unis si Donald Trump devait remporter les élections.
En réponse, Lucy Powell, membre du Labour, a défendu les actions du parti, affirmant que faire campagne à l’étranger est une pratique courante dans chaque élection et que c’est aux électeurs américains de choisir leur président.