La Commission de régulation de l’énergie (CRE) propose une baisse moyenne de 0,8% des tarifs réglementés de l’électricité (TRVE) au 1er février, dans la continuité des prévisions du gouvernement visant à stabiliser les factures des ménages en 2026 et 2027. Dans un communiqué publié mardi, la CRE détaille ce réajustement et précise que la stabilité des tarifs résulte de la combinaison de coûts d’approvisionnement en baisse et de coûts de commercialisation d’EDF en hausse, notamment en raison de l’entrée en vigueur de la sixième période du dispositif CEE. «Ces tarifs avaient baissé de 15% en février dernier, ils n’avaient pas bougé depuis, et là on continue dans une stabilisation, et même une très légère baisse», a affirmé sa présidente Emmanuelle Wargon sur Franceinfo. Près de 20 millions de clients résidentiels seraient concernés par la réduction.

Baisse des TRVE au 1er février: chiffres clés et mécanismes
La proposition s’accompagne d’un réajustement des composantes du tarif: la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) passerait de 21,93% à 15%, ce qui représente environ 540 millions d’euros. Par ailleurs, l’accise augmenterait légèrement de 29,98 € à 30,85 € par MWh. Pour les ménages ayant souscrit un contrat TRVE, la baisse se traduirait par une diminution moyenne de 1,99 € par MWh, soit une baisse nette de la facture d’environ 9 € TTC par an pour une consommation moyenne de 4,5 MWh.
La CRE précise que le reste de l’ajustement résulte de l’évolution des coûts d’approvisionnement et des certificats d’économie d’énergie, qui influent sur le coût de l’électricité sur les marchés de gros et sur les coûts de commercialisation d’EDF. La décision finale dépendra de l’avis du Conseil supérieur de l’énergie, qui examinera la proposition du gouvernement.
Impact sur les ménages et le calendrier
Selon le communiqué, près de 19,75 millions de clients résidentiels seraient concernés par la réduction, ce qui se traduirait par une facture légèrement plus faible dès le mois de février. Le tarif en euros par mégawattheure passerait de 1 051 € à 1 042 € sur l’année, pour une consommation moyenne de 4,5 MWh, soit une économie d’environ 9 € TTC par an pour les ménages moyens.
La CRE précise que la proposition est désormais entre les mains du Conseil supérieur de l’énergie pour avis, avant adoption éventuelle par les pouvoirs publics. Le calendrier prévoit une mise en œuvre au 1er février, sous réserve des avis réglementaires.