Les ventes d’œufs en France s’enregistrent sur une trajectoire ascendante depuis plusieurs années. Après une hausse de 3,9 % en 2023, la consommation a encore progressé en 2024, avec +4,7 %, et les professionnels estiment qu’elle pourrait connaître une hausse record en 2025, autour de 5 %. Dans ce contexte, l’œuf est perçu comme une source de protéines accessible et polyvalente pour les consommateurs confrontés à l’inflation.

Dans un contexte d’inflation, l’œuf est souvent présenté comme une alternative économique pour consommer des protéines animales. Des analyses réalisées après le début du conflit en Ukraine avaient mis en évidence ce rôle pour les ménages, renforçant l’image d’un aliment accessible et polyvalent. Cette perception s’inscrit dans un paysage alimentaire où les protéines restent recherchées comme faisant partie d’une alimentation pratique et abordable.
Plus largement, l’œuf bénéficie d’une image favorable ces dernières années. Des études ont suggéré que sa consommation n’est ni corrélée à une hausse du mauvais cholestérol ni nécessairement associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires. Le ministère de la Santé rappelle ces points et précise que l’œuf peut s’intégrer à une alimentation équilibrée. Cet écosystème d’informations contribue à une vision plus nuancée de l’œuf dans l’alimentation quotidienne.
Des signes d’engouement se manifestent sur le plan marketing et dans les rayons, avec une multiplication des produits hyperprotéinés, principalement les yaourts et les skyr. Le chiffre d’affaires de ces produits est passé d’environ 70 millions d’euros en 2020 à plus de 380 millions d’euros en 2024. Cependant, tous les enrichissements en protéines ne sont pas nécessairement bénéfiques pour la santé, et une consommation excessive d’additifs ou d’édulcorants n’est pas recommandée. L’équilibre reste essentiel pour construire une alimentation protéinée adaptée à chacun.
Dans le cadre d’une alimentation équilibrée, l’œuf demeure une excellente source de protéines de haute qualité lorsqu’il est produit dans de bonnes conditions. Il apporte aussi des oméga-3 et de la vitamine D et se révèle bien toléré par l’organisme. En cas de rupture d’approvisionnement, d’autres options existent, comme le fromage blanc, le poisson gras ou les fruits de mer, ainsi que des protéines végétales complètes telles que le soja, les graines de chia et certaines céréales pour les végétariens et les véganes. Pour ceux qui suivent ces régimes, ces alternatives peuvent constituer des substitutions pertinentes, à condition d’un équilibre adapté.
Enfin, quel que soit le choix, il est conseillé d’intégrer des protéines à chaque repas et de viser un équilibre alimentaire global. Éviter les modes alimentaires draconiens sans l’accompagnement d’un professionnel permet de préserver la santé et d’éviter les carences ou les excès. L’objectif reste d’adopter une alimentation adaptée à ses besoins sans recourir à des choix extrêmes.