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L’Égypte a annoncé dimanche soir avoir multiplié les contacts diplomatiques avec l’Iran, les États‑Unis, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et l’émissaire omanais, dans le but d’atténuer les tensions régionales et d’encourager la reprise des négociations sur le dossier nucléaire iranien. Cette initiative, présentée par Le Caire comme une action de désescalade Égypte Iran, vise à créer des conditions propices à une solution diplomatique. Le ministère des Affaires étrangères égyptien a précisé que ces démarches s’inscrivent dans le cadre d’instructions présidentielles.
Contacts diplomatiques intensifiés
Au cours des deux derniers jours, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel‑Ati, a multiplié les appels avec plusieurs acteurs clés. Il a notamment échangé avec son homologue omanais Badr al‑Busaidi et le négociateur iranien Abbas Araqchi. Parallèlement, Le Caire a établi des contacts avec le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, ainsi qu’avec l’envoyé spécial américain pour le Moyen‑Orient, Steve Witkoff.
Le ministère a expliqué que ces échanges visaient à réduire l’escalade, à contenir la montée des tensions et à préparer un climat favorable à la reprise des discussions directes entre Washington et Téhéran. En outre, le ministre a insisté sur « l’importance de dépasser les différends » et sur le fait qu’il n’existe « pas de solutions militaires » aux crises de la région.
Préparation d’une nouvelle ronde de négociations
Par ailleurs, le ministre omanais a annoncé l’organisation d’une nouvelle session de négociations entre les États‑Unis et l’Iran, programmée à Genève jeudi prochain. La diplomatie omanaise a déjà joué un rôle d’hôte et de facilitateur ces dernières semaines, ayant parrainé une réunion à Genève la semaine passée après une première série de pourparlers tenue à Mascate le 6 février.
Ces initiatives visent à relancer un canal de dialogue direct entre les deux parties et à donner un nouvel élan aux efforts diplomatiques concernant le dossier nucléaire iranien.
Enjeux et positions des principaux acteurs
La région reste toutefois sous la pression d’une montée en puissance militaire américaine : Washington renforce ses forces dans la zone et laisse entendre qu’une action militaire est possible si aucun accord n’est trouvé. De son côté, Israël affirme que tout accord potentiel doit inclure des garanties sur l’arrêt du programme balistique iranien et la fin du soutien de Téhéran à ses alliés dans la région.
Quant à l’Iran, Téhéran affirme que les négociations récentes se concentrent uniquement sur le nucléaire et accuse les États‑Unis et Israël de chercher des prétextes pour intervenir ou déstabiliser son régime. Les autorités iraniennes menacent de répondre à toute attaque militaire, même limitée, tout en réclamant la levée des sanctions occidentales en contrepartie de restrictions sur leur programme nucléaire.
Rôle régional de l’Égypte
Le Caire a rappelé qu’il entend poursuivre ses contacts avec les partenaires régionaux ainsi qu’avec les deux parties américaine et iranienne, en vue d’une solution pacifique qui respecte les intérêts de tous. L’Égypte avait déjà accueilli en septembre une rencontre réunissant Rafael Grossi, Abbas Araqchi et Badr Abdel‑Ati, dans le cadre de consultations sur la voie diplomatique à suivre.
Dans ce contexte, Le Caire se positionne comme un acteur de médiation souhaitant favoriser la désescalade et la recherche d’un compromis politique durable.