Un grave accident ferroviaire survenu près d’Adamuz, dans le sud de l’Espagne, a plongé le pays dans le deuil et déclenché une vague de réactions officielles. Le bilan a évolué au fil de la journée: 39 morts selon une porte-parole du ministère de l’Intérieur, et plus de 120 blessés, dont 12 en soins intensifs. Le Premier ministre Pedro Sánchez a annoncé trois jours de deuil national et a promis « Nous allons trouver la vérité, nous allons connaître la réponse et, lorsque l’origine de cette tragédie sera connue, (…) avec une transparence et une clarté absolues, nous la porterons à la connaissance de l’opinion publique, des citoyennes et des citoyens », s’est par ailleurs engagé le Premier ministre. Des enquêtes techniques sont enclenchées pour déterminer les circonstances exactes du choc entre deux trains à grande vitesse.
À Adamuz, trois jours de deuil national et réactions officielles
À Adamuz et dans l’ensemble du pays, le deuil national a été annoncé pour trois jours, du mardi minuit au vendredi minuit, afin de rendre hommage aux victimes. Le Premier ministre a souligné l’ampleur du drame et la nécessité d’une information claire pour les citoyennes et les citoyens, et la famille royale a annoncé qu’elle se rendrait sur place. Des minutes de silence ont été observées dans plusieurs lieux publics, notamment à Madrid, selon les autorités.
Le Premier ministre a déclaré « Nous allons trouver la vérité, nous allons connaître la réponse et, lorsque l’origine de cette tragédie sera connue, (…) avec une transparence et une clarté absolues, nous la porterons à la connaissance de l’opinion publique, des citoyennes et des citoyens », s’est par ailleurs engagé le chef du gouvernement.
Des mesures d’assistance et de soutien aux familles des victimes ont été mises en place, et la famille royale a confirmé sa visite sur les lieux pour témoigner de la solidarité du pays.
Des chiffres fluctuants et des explications en cours
Le bilan officiel a fluctué selon les sources: une porte-parole du ministère de l’Intérieur a annoncé 39 morts lundi matin et plus de 120 blessés; des bilans antérieurs évoquaient 21 morts et une trentaine de blessés graves. Le ministre des Transports, Oscar Puente, a qualifié le choc d’« extrêmement étrange » et a indiqué que les secours poursuivaient le relevé des wagons et des victimes pour établir le nombre exact de blessés et de décès. Álvaro Fernández Heredia, président de la Renfe, a été cité par la presse en précisant que « l’erreur humaine est pratiquement écartée », ajoutant que l’enquête se poursuit pour déterminer si le matériel roulant d’Iryo ou un problème d’infrastructure est en cause.
Sur cette portion de voie, limitée à 250 km/h, les responsables affirment que la vitesse n’était pas en cause: l’un des trains circulait à 205 km/h et l’autre à 210 km/h au moment de l’impact, selon les informations publiées par les autorités et les opérateurs.
La généralisation du drame a suscité une vague de soutiens et de réactions dans tout le pays, et les habitants d’Adamuz racontent l’émotion et l’élan de solidarité qui accompagnent les secours et les équipes sur place.