Table of Contents
Emmanuel Macron a pris la parole à l’ouverture du 20e sommet du G20 à Johannesburg, exprimant son inquiétude sur la capacité du groupe à régler les crises internationales et appelant à une remobilisation collective autour de quelques priorités communes. Il a déclaré que « Le G20 arrive peut-être à la fin d’un cycle … » et a insisté sur la nécessité d’actions concrètes pour éviter un déclin. Plusieurs passages de ses déclarations ont souligné que le G20 doit progresser sur des standards géopolitiques et sur le respect des droits humains, notamment en Ukraine. L’intervention s’inscrit dans un contexte où le sommet tente de préserver une cohérence face aux défis économiques et sécuritaires, malgré les aléas qui entourent ce rendez‑vous.

G20 et remobilisation: les propos de Macron
À Johannesburg, Macron a affirmé que le G20 est confronté à des difficultés pour régler les crises actuelles et qu’il est « en risque » de déclin faute de remobilisation autour de quelques priorités. « Le G20 arrive peut-être à la fin d’un cycle … » a‑t‑il notamment répété, soulignant qu’il est crucial de ne pas rester bloqué autour de dérives diplomatiques et d’ouvrir des voies vers des solutions concrètes. Il a averti que « nous devons tous être lucides sur le fait que le G20 est en risque si nous ne nous remobilisons pas collectivement vers quelques priorités ». Ces mots font écho à une vision partagée par plusieurs dirigeants sur la nécessité d’avancer, même sans l’unanimité parfaite, et de préserver une coordination économique et sécuritaire dans un contexte mouvant.
Le président a aussi déploré que les pays du G20 « aient » « du mal à avoir un standard commun sur l’espace géopolitique », citant des domaines comme « la défense du droit humanitaire, la souveraineté des peuples, la dignité humaine ». Il a réaffirmé qu’« il ne peut pas y avoir de paix en Ukraine sans les Ukrainiens, sans le respect de leur souveraineté », et a rappelé que les Européens cherchent une ligne commune face au plan américain sur l’Ukraine. Enfin, Macron a évoqué la nécessité d’une action coordonnée sur le Proche et Moyen‑Orient, en soulignant qu’« il ne peut pas y avoir de stabilité au Proche et Moyen‑Orient tant qu’il n’y a pas une lutte active contre le terrorisme mais aussi le respect de la souveraineté de tous les peuples ». Il a conclu en appelant à « absolument montrer qu’on a des actions concrètes pour remobiliser cette enceinte et apporter des réponses pour nos économies collectivement autour de cette table ». Ces propos reflètent une démarche visant à conjuguer réformes économiques et responsabilité géopolitique dans un cadre multilatéral.
Contexte géopolitique etUkraine: les messages du G20
Plus largement, les dirigeants du G20 appellent à « une paix juste » et « durable » en Ukraine, mais aussi au Soudan, en République démocratique du Congo et dans les territoires occupés palestiniens, dans une déclaration publiée par le gouvernement sud‑africain. Guidés par les objectifs et les principes de la charte de l’ONU dans son entièreté, nous travaillerons pour une paix juste, complète et durable au Soudan, en République démocratique du Congo, dans les territoires occupés palestiniens, en Ukraine, de même que pour mettre fin à d’autres conflits et guerres autour de la planète, écrivent‑ils. Dans ce cadre, la référence à l’Ukraine se distingue par rapport à d’autres défis et reflète les impératifs qui pèsent sur les relations transatlantiques et les positions des grandes puissances.
Dans le même esprit, le document souligne les enjeux régionaux et l’importance d’un cadre de coopération qui permette de soutenir les économies nationales face à des perturbations géopolitiques, notamment en matière d’énergie, de commerce et d’investissement. Cette orientation s’accompagne d’un appel à des mécanismes de coordination qui puissent éviter des chocs asymétriques et soutenir une croissance plus résiliente pour les pays participants, y compris en Afrique et dans les zones touchées par les conflits.
Cap sur les ressources et l’économie: minerais stratégiques
Sur le volet économique, les dirigeants du G20 ont également insisté sur la nécessité de mieux protéger l’approvisionnement en minerais stratégiques, indispensables pour la transition énergétique, face aux perturbations géopolitiques et commerciales. Dans les documents publiés, il est question de sécuriser l’accès à ces ressources, cruciales pour l’électronique et les technologies vertes, et de diversifier les sources afin de limiter la dépendance à des zones sensibles. Cette dimension montre que le G20 cherche à combiner stabilité politique et sécurité des chaînes d’approvisionnement, au‑delà des enjeux purement macroéconomiques.
La communication officielle insiste sur l’importance d’actions conjointes et d’efforts soutenus pour remobiliser l’enceinte et répondre aux défis économiques collectifs. Dans ce cadre, les échanges se veulent pragmatiques: renforcer la coopération, stabiliser les marchés et favoriser un cadre multilatéral capable de soutenir la croissance et la sécurité internationales tout en respectant les souverainetés nationales et les droits humains.