Deux streamers connus sur Kick, Safine et Naruto, ont été placés en garde à vue mardi 27 janvier à Nice dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en décembre 2024, après des révélations publiées par Mediapart sur des images où ils apparaissaient. Selon BFMTV, les faits évoqués concernent des violences en réunion et des violences envers des personnes vulnérables. Le parquet de Nice précise que les gardes à vue peuvent durer jusqu’à 48 heures. L’affaire se situe dans la continuité de l’attention médiatique autour de Jean Pormanove, décédé en août 2025 lors d’un live sur Kick; l’autopsie n’a pas révélé l’intervention d’un tiers.
À Nice, Safine et Naruto placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête
Les deux co-streamers ont été convoqués et placés en garde à vue par le SLPJ de Nice dans le cadre de l’enquête préliminaire ouverte avant le décès de Jean Pormanove, et relancée après la publication d’articles de Mediapart sur des vidéos diffusées lors de directs sur Kick.
Selon le procureur de Nice, ces mesures constituent des reprises de garde à vue dans le cadre de l’enquête préliminaire initiée en décembre 2024, relative à des violences en réunion et à des actes visant des personnes jugées vulnérables, en échange de versements des téléspectateurs.
Les informations du parquet précisent que les faits visés comprennent des violences en réunion, des violences en réunion sur mineur et des actes d’abus de faiblesse, selon BFMTV et le parquet.
Le parquet indique que les gardes à vue peuvent durer jusqu’à 48 heures et que l’enquête porte sur des vidéos diffusées lors des directs sur Kick et sur le financement des téléspectateurs.

Un lien avec l’affaire Jean Pormanove et les vidéos diffusées sur Kick
Le décès de Jean Pormanove, 46 ans, survenu lors d’un live de dix jours sur Kick en août 2025, est évoqué comme cadre contextuel de l’enquête; les autorités indiquent que l’autopsie a écarté l’intervention d’un tiers dans sa mort.
Selon Franceinfo et BFMTV, l’enquête préliminaire « initiée en décembre 2024 » portait sur des vidéos où les deux co-streamers auraient humilié des personnes vulnérables en échange de versements des téléspectateurs. Le parquet précise que les informations ne visent pas seulement le décès, mais aussi des actes de violences en réunion et d’abus de faiblesse.
Les déclarations du parquet indiquent que les mesures ont été prises dans le cadre de l’enquête préliminaire et que les accusations incluent des violences en réunion et des atteintes à l’intégrité des personnes vulnérables, avec des détails mentionnant des éléments sur les vidéos diffusées sur Kick.
La concentration de l’affaire sur Kick et la mort de Pormanove, ainsi que les demandes de collaboration, sont suivies par plusieurs médias français; l’enquête est menée par le SLPJ de Nice et les autorités indiquent qu’un examen des cadres juridiques et financiers des directs est en cours.
Dans le cadre de l’affaire Pormanove, l’autopsie a conclu que le décès « n’a pas une origine traumatique et n’est pas en lien avec l’intervention d’un tiers », selon le parquet de Nice.
