Raphaël Glucksmann a appelé mardi l’Union européenne à sortir « du commentaire » sur l’Iran et à adopter une position plus ferme, notamment en plaçant les Gardiens de la Révolution, bras armé du régime, sur la liste des organisations terroristes. «Je ne supporte plus ces communiqués de l’Union européenne qui disent « nous surveillons la situation ». Nous ne sommes pas des commentateurs de l’histoire. Au Parlement européen, nous demandons depuis des années que les Gardiens de la Révolution, qui sont l’instrument de la répression, soient placés sur la liste des organisations terroristes de l’UE», a réclamé Glucksmann sur France Inter. Il a ajouté que «il faut que le régime des mollahs tombe».

Glucksmann appelle l’UE à sortir du commentaire sur l’Iran
Dans une intervention sur France Inter, l’élu a déclaré : «Je ne supporte plus ces communiqués de l’Union européenne qui disent « nous surveillons la situation »». Il a ajouté que «il faut que le régime des mollahs tombe» et a réclamé que les Gardiens de la Révolution soient placés sur la liste des organisations terroristes de l’UE. «Il y a des actions qu’on appelle la politique», a-t-il ajouté, soulignant que l’UE ne doit pas se contenter de déclarations, mais agir par des mesures concrètes.
«Il y a des actions qu’on appelle la politique» a-t-il ajouté, et il a réaffirmé que l’Europe doit traquer les financements et couper les liens commerciaux et financiers avec les responsables du régime. Cette vision s’accompagne d’un appel à la solidarité européenne et au recours aux leviers économiques pour peser sur le pouvoir iranien, selon ses propos relayés par divers médias.
Plus largement, il a insisté sur le fait que « Plus généralement, l’immense problème des Européens est d’être dans le commentaire, convaincus de notre propre faiblesse alors que nous avons des leviers ». « Nous sommes la première puissance commerciale du monde. Si Donald Trump annexe le Groenland, il faut qu’il sache que nous mettrons en place l’instrument anti coercition de l’UE, ce qui nous permet d’exclure les entreprises américaines des marchés publics et de bloquer les exportations dans les secteurs stratégiques », a-t-il illustré.
« Il faut prendre les risques d’affirmer notre souveraineté vis-à-vis des États-Unis. Sinon Donald Trump annexera le Groenland. Sinon Donald Trump, via les grandes plateformes, influencera nos élections, favorisera la prise du pouvoir par l’extrême droite dans l’ensemble de nos capitales et nous nous ferons marcher dessus », a-t-il prévenu.
