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La marine russe menace d’empêcher la saisie de navires marchands

par Sara
Russie, Royaume-Uni, France, États-Unis, Union européenne, pays baltes, Venezuela

Un haut responsable du Kremlin a averti que la marine russe pourrait être déployée pour empêcher la saisie de navires marchands russes, une menace destinée à dissuader ce que Moscou qualifie d’attaques « de type pirate » menées par des puissances occidentales. Nikolai Patrushev, proche collaborateur du président Vladimir Poutine chargé des questions maritimes, a ciblé en particulier le Royaume‑Uni, la France et les pays baltes.

Dans des propos publiés mardi, Patrushev a déclaré que la Russie devait envoyer un message fort afin de protéger ses lignes d’approvisionnement. Selon lui, si Moscou n’opposait pas une résistance décisive, « les Anglais, les Français et même les Baltes » pourraient tenter de restreindre l’accès aux mers pour la Russie, notamment dans le bassin de l’Atlantique.

Menace d’une présence navale renforcée

Patrushev a insisté sur la nécessité de maintenir des forces permanentes dans les principales zones maritimes, même loin des côtes russes. Il a affirmé que ces unités devaient être capables de « refroidir l’ardeur des pirates occidentaux » et de protéger l’acheminement du pétrole, des céréales et des engrais indispensables au fonctionnement de l’économie russe.

Il a également mis en garde contre la modernisation et le changement technologique des marines occidentales, évoquant une forme de « diplomatie de la canonnière » qui, selon lui, se manifeste notamment dans certaines actions américaines au large du Venezuela et de l’Iran.

Contexte : récentes saisies et poursuites

Plusieurs opérations menées par les pays occidentaux ces derniers mois ont illustré les tensions en mer. En janvier, des forces spéciales américaines ont saisi un pétrolier battant pavillon russe après une longue poursuite dans l’Atlantique Nord, au motif de violations de sanctions.

Dans le même mois, les autorités françaises ont contrôlé un navire soupçonné d’appartenir à ce que l’Occident appelle une « flotte fantôme » utilisée pour contourner les sanctions. Le navire a ensuite été escorté vers un port proche de Marseille et libéré après le paiement d’une amende de plusieurs millions d’euros.

En septembre 2025, un autre bâtiment lié à la Russie avait déjà été retenu par la France, provoquant la condamnation de Vladimir Poutine qui avait qualifié l’action de « piraterie ». Par ailleurs, l’Union européenne a dressé une liste d’environ 598 navires suspectés d’appartenir à cette flotte, leur interdisant l’accès aux ports et à certains services maritimes.

Risques d’escalade et enjeux commerciaux

Les autorités russes estiment que des projets de blocus militaire, notamment autour de l’exclave de Kaliningrad, sont discutés au sein de l’alliance atlantique. Moscou avertit que, si une solution pacifique échoue, la marine russe rompra et neutralisera tout blocus.

De leur côté, les pays occidentaux affirment que les mesures visent à empêcher le contournement des sanctions et à limiter le financement du conflit par des circuits maritimes opaques. Cette logique de contrainte augmente toutefois le risque d’incidents en mer et met en tension la sécurité de la navigation commerciale.

Points clés

  • Le Kremlin avertit d’un possible déploiement naval pour contrer la saisie de navires marchands.
  • Des opérations récentes ont visé des navires accusés d’appartenir à une « flotte fantôme » opérant pour contourner les sanctions.
  • L’Union européenne a identifié près de 600 navires suspects et restreint leur accès aux ports européens.
source:https://www.aljazeera.com/news/2026/2/18/kremlin-official-says-russian-navy-to-stop-wests-seizure-of-merchant-ships

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