Marie Rouanet s’est éteinte à l’âge de 89 ans, selon Midi Libre et d’autres titres régionaux. Installée depuis 1996 à Camarès, dans le Sud-Aveyron, elle a transformé son attachement au Languedoc en une œuvre universelle mêlant mémoire, ethnographie et roman. Sa disparition marque la fin d’une vie consacrée à la sauvegarde du patrimoine immatériel du Midi.
Histoire et œuvre de Marie Rouanet
Son œuvre compte plus de quarante ouvrages et s’est fait connaître du grand public avec son chef‑d’œuvre, Nous les filles (1990), récit d’enfance d’une sensibilité rare. Elle a cherché à sauvegarder le patrimoine immatériel du Midi, explorant les mœurs, la cuisine et les traditions orales.

Au‑delà de l’écrit, elle a marqué les esprits par la chanson et a été membre active du mouvement Nòva Cançon dans les années 70, défendant l’identité occitane face à l’uniformisation culturelle. Son œuvre est souvent citée comme un outil de création moderne et vivant, loin d’un vestige du passé.
Engagement et héritage occitan
Son engagement s’est poursuivi dans le domaine culturel: elle a œuvré avec Yves Rouquette à la création du Centre international de recherche et de documentation occitanes (CIRDOC – Institut Occitan de Cultura) et a été longtemps élue à Béziers, où elle a occupé des fonctions jusqu’en 1983.
Selon les sources, elle a été adjoint à la ville de Béziers entre 1977 et 1983 et son héritage se poursuit dans la mémoire collective occitane. Elle sera inhumée dans le cimetière du village de Camarès auprès de son fils cadet et de son mari, le poète Yves Rouquette.
