Une marche blanche s’est tenue à Mitry-Mory, en Seine-et-Marne, en mémoire de Camélia, lycéenne de 17 ans, et pour dénoncer le harcèlement scolaire à Mitry-Mory. Des milliers de personnes se sont rassemblées devant le lycée Honoré-de-Balzac et dans les rues adjacentes, appelant à plus de prévention et à la justice. La mobilisation, relayée par plusieurs témoignages, met en lumière le poids du harcèlement dans la vie des jeunes et la nécessité d’écouter les familles.

Mitry-Mory, marche blanche et message contre le harcèlement
Selon FranceInfo, plus de 2 000 personnes ont participé à la marche blanche organisée devant le lycée Honoré-de-Balzac. Le cortège a réuni des familles, des élèves et des représentants d’associations qui ont lu des messages de soutien à la famille Camélia et dénoncé le harcèlement scolaire.
Les banderoles évoquaient l’unité contre le harcèlement; une d’entre elles indiquait « Ensemble contre le harcèlement scolaire », signalent des témoignages recueillis. Le proviseur du lycée s’est mis en retrait pendant l’enquête, une mesure qui a suscité des réactions au sein de la communauté scolaire.
« Face au harcèlement, se taire c’est laisser mourir. Parlez, racontez, dénoncez », a déclaré l’oncle de Camélia, cité par FranceInfo. « C’était important de venir, d’exprimer ce qui se passe », a ajouté une participante, selon les témoignages recueillis.
Par ailleurs, les proches et les associations appellent à une écoute renforcée des jeunes et à des actions concrètes pour prévenir le harcèlement. Dans le cadre des suites judiciaires, le lycée est resté sous surveillance et l’enquête se poursuit pour clarifier les circonstances entourant le drame.
Réactions des proches et cadre procédural
Dans les propos relayés par Midi Libre, l’oncle de Camélia a insisté sur l’importance de ne pas minimiser le harcèlement et a rappelé que « Ce week-end Camélia aurait eu 18 ans ». Il a également évoqué les conséquences profondes du harcèlement sur les jeunes et sur les familles, insistant sur la nécessité d’un espace d’écoute et d’action. Le procureur de Meaux Jean-Baptiste Bladier a, pour sa part, appelé solennellement à la prudence dans l’expression publique et la mise en cause des personnes, notamment le proviseur, dans un communiqué publié mardi.