Les municipales 2026 se préparent en France avec des listes mêlant renouvellement et continuité dans plusieurs villes, de Strasbourg à Coutances en passant par Decazeville et Méautis. Les candidats évoquent des priorités allant de l’habitat et du commerce à la sécurité et à la vie locale. À travers ces campagnes, les enjeux et les dynamiques locales reflètent les réalités de chaque territoire.
À Strasbourg, Catherine Trautmann dévoile sa liste et affirme son esprit de ville
Lors de la présentation, Catherine Trautmann a dévoilé les noms de ses colistiers pour les élections municipales de mars 2026. La moyenne d’âge de cette liste se porte à 53 ans et l’équipe est présentée comme un groupe porteur d’expérience et d’engagement. Mathieu Cahn est en huitième position sur la liste, illustrant un mélange entre figures établies et renouvellement. « Mon équipe sera celle de la Ville, à son service. Je serai la maire de toutes et tous » a souligné Catherine Trautmann lors de la présentation de sa liste. Parmi les noms cités figurent des anciens adjoints et des bénévoles attachés à la culture et au service public.

La candidature de Trautmann s’appuie sur une approche participative avec des « consultations citoyennes », selon la liste Notre commune, notre avenir. Agissons ensemble. Cette orientation vise à impliquer davantage les habitants dans les choix municipaux et dans le suivi des projets locaux.
À Coutances et Creil, des programmes centrés sur l’habitat, le commerce et la sécurité
À Coutances, le dynamisme commercial est pris comme base, mais les candidats préconisent d’aller plus loin en améliorant l’habitat et la signalétique afin de repeupler le centre-ville. « Le dynamisme commercial actuel, on doit bien sûr le préserver », affirme Pascal Langlois, premier adjoint en charge de l’économie. Il précise aussi qu’il faut « beaucoup travailler l’habitat, pour faire venir des gens qui vont vivre en centre-ville ». Cela s’inscrit dans une logique de liens entre commerces, associations et qualité de vie urbaine.
À Creil, la sécurité est présentée comme la priorité absolue. « La priorité des priorités, c’est la sécurité », seul gage solide pour « rassurer » les investisseurs, estime Noureddine Nachite. Il prévoit d’augmenter le nombre de caméras et le personnel, tout en considérant l’implantation d’un plan d’action sur l’habitat indigne et la prévention. L’objectif est aussi d’accompagner les évolutions liées au quartier de la gare et à l’arrivée du barreau Roissy-Picardie.

Dans le même temps, la question des projets urbains et du développement des quartiers est abordée avec un souci de continuité pour certains et de renouvellement pour d’autres. Des candidats comme Etienne Savary et d’autres proches de l’équipe locale insistent sur une approche pragmatique centrée sur le quotidien des habitants et sur la gestion des espaces publics.
Autres villes: Moret, Méautis, Decazeville et Sainte-Brigitte mettent en avant le renouvellement et la continuité
Dans la commune nouvelle de Moret-Loing-et-Orvanne, Dikran Zakeossian souligne qu’il est « parti d’une page blanche » et que la commune a investi depuis 2014 dans des projets structurants, tout en affirmant que « nous sommes fiers d’être aujourd’hui la commune de Seine-et-Marne la moins dépensière de sa strate ». Il ajoute qu’il ne s’agit pas d’abandonner l’identité locale mais de proposer un projet commun sans renier l’histoire, et qu’il compte sur une liste de 35 personnes dynamiques et compétentes pour aborder les défis quotidiens.
À Méautis, Murielle Larue se représente pour un nouveau mandat, avec des projets comme le lotissement des Coudriers, l’agrandissement de la mairie, et la création d’une maison d’assistantes maternelles. Murielle Larue rappelle que la crise sanitaire a retardé les travaux, mais que des avancées comme la réhabilitation des réseaux d’assainissement et l’ouverture d’un city-park ont été réalisées.
À Decazeville, François Marty annonce qu’il ne mènera pas la liste mais que son équipe présentera des candidatures derrière Patrick Innocenti, dont le rôle sera d’assurer une continuité et le maintien des projets. Le maire rappelle qu’entre 2014 et 2025, la dette a été divisée et que douze années de projets ont permis de créer des services et des infrastructures, malgré des épreuves telles que la grêle et les tempêtes. « Ici, il faut être optimiste et résilient », affirme-t-il.
À Sainte-Brigitte, l’équipe Notre commune, notre avenir a mis en avant une démarche participative avec des « consultations citoyennes » pour impliquer les habitants et peser sur les choix de la commune, renforçant l’esprit collectif autour d’un programme centré sur le lien social, la culture et l’environnement.