Le meurtre de Lizabete, mère de 23 ans, à Nice, a suscité une onde de choc dans les Alpes-Maritimes. L’enquête, qui s’est accélérée ce week-end, a conduit à la mise en examen et à l’incarcération provisoire d’un homme interpellé samedi à Grasse, présenté dimanche au magistrat instructeur. Le suspect, âgé de 45 ans, est portugais d’origine et serait l’ancien beau-père de la victime; selon les enquêteurs, la piste intrafamiliale est privilégiée. Le drame s’est produit mercredi en fin de soirée dans l’ouest de Nice, et l’enfant de sept mois présent dans la voiture est sain et sauf. En réaction, des responsables locaux ont apporté leur soutien et certains candidats pour les municipales ont suspendu leur campagne pour quelques jours, en signe de recueillement.
À Nice: mis en examen et écroué pour assassinat
Le procureur de Nice, Damien Martinelli, a précisé que le suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire pour « assassinat » par un juge d instruction, et que « il a gardé le silence » lors des interrogatoires. Interpellé samedi à Grasse, l’homme est décrit comme un Portugais né en 1980 et connu des services de police. Selon les éléments du dossier, le drame s’est produit mercredi en fin de soirée, dans l’ouest de Nice, lorsqu’un homme circulant à scooter a tiré à bout portant dans la voiture où se trouvait Lizabete et son bébé de sept mois; l’enfant n’a pas été blessé.

Piste intrafamiliale et profil du suspect
Les autorités évoquent une piste intrafamiliale; l’homme est décrit comme l’ancien beau-père de la victime et aurait entretenu une relation avec la belle-mère. Selon Nice-Matin, il est agent au service des sports de la Ville de Nice. L’enquête devra déterminer le mobile et les circonstances exactes, et les auditions se poursuivent pour établir le rôle de chacun dans les faits.
Réactions locales et cadre judiciaire
Plusieurs candidats pour les municipales à Nice ont annoncé mettre leur campagne en pause pour plusieurs jours. Une cérémonie d’hommage à Lizabete s’est tenue à l’Hôtel de Ville, en présence du maire. Le dossier demeure ouvert et l’enquête poursuit pour préciser les faits et les mobiles.
