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Le gouvernement allemand met en place un nouveau projet pilote à la frontière avec l’Autriche pour accélérer le traitement des demandes d’asile. Ce projet vise à transférer plus rapidement certains réfugiés vers le pays de l’UE responsable de l’examen de leur demande d’asile. Cette initiative a été dévoilée dans une réponse à une question parlementaire de la FDP, confirmant les annonces faites par la ministre fédérale de l’Intérieur, Nancy Faeser, en septembre dernier.
Contexte du projet
Au mois de septembre, la ministre Faeser avait déjà souligné les préoccupations légales entourant les refus généraux d’asile aux frontières allemandes. Elle a proposé que les États fédéraux situés aux frontières mettent à disposition des places de détention pour les expulsions et assurent un accès constant à des juges administratifs. En outre, le gouvernement fédéral pourrait envoyer des agents de l’Office fédéral de la migration et des réfugiés (BAMF) pour traiter rapidement les procédures dites de Dublin.
Objectif du projet pilote
Ce projet a pour but de permettre un retour plus rapide des personnes dont les demandes d’asile relèvent de la responsabilité d’un autre État membre de l’UE, selon les règles de Dublin. Le ministre de l’Intérieur a également proposé que la police fédérale prenne en charge l’ensemble du processus de retour.
Mesures mises en place
La réponse du gouvernement indique que le 7 octobre de l’année précédente, le commandement de la police fédérale et le BAMF ont été chargés d’examiner et d’optimiser les procédures pour traiter les cas de Dublin le plus rapidement possible, conformément au droit de l’UE. Un projet pilote est en cours depuis janvier 2025 sous l’autorité de la direction de la police fédérale de Munich, et les résultats doivent encore être attendus.
Statistiques sur les transferts
Selon le BAMF, en 2022, 74 583 demandes de transfert ont été soumises depuis l’Allemagne, et 44 431 cas ont été approuvés par les partenaires européens. Cependant, seulement 5 827 transferts ont effectivement eu lieu. L’Italie, par exemple, n’a accepté que trois cas de Dublin, malgré plus de 10 000 approbations pour le retour. D’autres problèmes résident au niveau national, notamment des retards dans le traitement des dossiers par les autorités allemandes.