Le groupe Vitagermine a annoncé dimanche le rappel de trois lots de son lait infantile Babybio Optima, dans le cadre d’une série de rappels touchant d’autres laits infantiles pour des raisons de contamination d’origine bactérienne. Le rappel concerne une partie des boîtes vendues en France et fait écho à des alertes publiées sur le site rappel.conso.gouv.fr. Selon Vitagermine, environ 20 700 boîtes pourraient être concernées, et une autre source évoque un chiffre légèrement différent. Le dossier s’accompagne d’enquêtes pénales ouvertes à Bordeaux et Angers après des décès de nourrissons liés, pour l’heure, à des produits rappelés.
Rappel en France de trois lots Babybio Optima
Les trois lots concernés sont: Babybio Optima 1, lot 894408, 800 g, date d’expiration 09/07/2027; Babybio Optima 1, lot 900035, 800 g, date d’expiration 12/08/2027; Babybio Optima 1, lot 900932, 400 g, date d’expiration 18/08/2027, indique le groupe Vitagermine dans son communiqué.
Le site rappel.conso.gouv.fr indique aussi que les rappels du groupe Vitagermine ont été réalisés « en raison de nouvelles recommandations des autorités concernant la présence potentielle de céréulide ».
« Dans le contexte sectoriel actuel et suite à l’évolution récente des recommandations des autorités, nous avons procédé à de nouvelles investigations. Les résultats que nous venons de recevoir nous amènent à prendre la décision ce jour de retirer trois lots », indique Vitagermine dans son communiqué.
Ce rappel vise environ 20 700 boîtes en France selon le groupe; une source secondaire évoque environ 20 000 boîtes. Le rappel s’inscrit dans le cadre des actions des autorités sanitaires et des autres industriels concernés, tels Nestlé, Lactalis et Danone, qui ont aussi procédé à des retraits similaires ces derniers jours.
Vendredi, la ministre de la Santé Stéphanie Rist assurait que « tous les lots concernés » par des rappels et des suspicions de contamination « ont été retirés du marché ». Ces mesures interviennent alors que des autorités travaillent à clarifier les liens entre les rappels et les cas graves observés.
Au centre des préoccupations se trouve une huile riche en acide arachidonique (ARA), fabriquée par Cabio Biotech, à l’origine de la présence potentielle de céréulide, selon des sources proches du dossier.
« L’ARA est un ingrédient spécifique retrouvé dans la majorité des formules de lait infantile 1er âge pour répondre aux recommandations des pédiatres. Malheureusement, il n’existe aucun fabricant en France », précise le groupe Vitagermine, qui assure toutefois que sa décision du rappel a été « prise par mesure de précaution ». Ce rappel concerne environ 20 000 boîtes de lait infantile en France, ajoute le groupe.

Enquêtes et contexte sanitaire
Deux enquêtes pénales ont été ouvertes à Bordeaux et Angers après les morts récentes de deux nourrissons ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de « possible contamination » par la bactérie Bacillus Cereus (céréulide), sans « lien de causalité » établi pour l’heure, selon les autorités.
Au centre des préoccupations se trouve une huile riche en acide arachidonique (ARA), à l’origine de la présence potentielle de céréulide, fabriquée par le producteur chinois Cabio Biotech, a-t-on appris de sources proches du dossier.
« L’ARA est un ingrédient spécifique retrouvé dans la majorité des formules de lait infantile 1er âge pour répondre aux recommandations des pédiatres. Malheureusement, il n’existe aucun fabricant en France », précise le groupe Vitagermine, qui assure toutefois que sa décision du rappel a été « prise par mesure de précaution ». Ce rappel concerne environ 20 000 boîtes de lait infantile en France, ajoute le groupe.
